Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 22:18

Une nouvelle rubrique à droite de ce billet, cliquez sur page!!!

 



Le Dernier jour

Episode 22

 

L’Océan Pacifique

& le retour au bercaille

 

 

Vendredi 24 Avril

 

 

 

Chapitre I : La Route

 

Nous nous levons tôt, comme d’habitude – pour des vacances, Amélie a fait un sacré effort pour se lever au chant du coq. La journée promet d’être longue, aujourd’hui nous rentrons en Aucklandie par un grand détour, notre projet est d’atteindre la côte Pacifique et de faire pourquoi pas le tour des Coromandels, il n’y a donc pas une minute à perdre.

 

Après un « traditionnel » petit déjeuner MAC DO, direction TAURANGA, étape n° 1. Sur les deux itinéraires possibles, nous allons prendre le plus bucolique. Mal nous en a pris, c’est sans doute la route la plus tarte de Nouvelle Zélande !!!

 

Nous quittons donc définitivement ROTORUA et ses odeurs de soufre, tant mieux à la longue ça finissait par être un peu désagréable. Sur la route, à la sortie du « Pays », nous découvrons une foule d’endroits, attractions diverses (dont le fameux Zorbe). Tout ceci pourrait agrémenter un séjour plus long dans les environs, mais nous devons absolument partir !

Je suis au volant, Amélie me sert de copilote, en avant. Après la Mangorewa Forest,  nous nous apprêtons à traverser le « KAIMAI Range ». 

Des virages mesquins à n’en plus finir, des travaux improbables à peine signalés, des ponts douteux enjambant des gouffres sans fonds et bien sûr les camions de bois, le tout jalonne « la piste ». La conduite est des plus stressantes, des plus éprouvantes. La fatigue accumulée au cours des derniers jours n’arrange rien et la chape grise au dessus de nos têtes qui crève par moment achève définitivement de me gâcher la route. Enfin, au bout d’une bonne heure et demi de conduite bien pénible, arrivés sur une bute, nous apercevons loin devant nous, « Hourra », les eaux du Pacifique !!!

 

Malgré les nombreux rideaux de pluies, les nuages bas et la fugacité de l’instant, le spectacle est saisissant. Vision d’infini, volcans sortant des brumes lointaines, cela me redonne du courage et nous arrivons enfin aux abords de TAURANGA.

Comme bien souvent, la signalisation est ultra mauvaise. Nous « dériverons » dans les méandres de cette fichue agglomération pendant près de trois quart d’heure.

 

 

Sortis de la ville, un nouveau décor s’offre à nous, plus de forêt, plus d’arbres fougères. Réputée pour son climat doux, la région est spécialisée dans la culture des kiwis, des citrons et autres avocats.

 


 

De chaque côté de la route sur des dizaines de kilomètres, d’immenses haies de résineux protègent des vents marins les innombrables vergers. Encore un paysage insolite ! Que de surprises nous aura réservé ce périple.

 



Remarque : Depuis, nous avons entendu aux infos qu’un orage de grêle a ravagé des plantations entières ; les propriétaires désemparés ont vu leurs heures de dure labeur explosées à coups de grêlons. Ceux-ci n'ont pas d'aide de l’Union Européenne mais comptent sur de maigres assurances.

 

Pour accéder à l’océan tant convoité, nous nous enfonçons un peu plus, aveugles, dans le labyrinthe des « orchards ».

 

 

Chapitre 2 : L’Océan

 

L’air a changé de goût, de consistance, ça sent le sel, les embruns. Il est tout proche, sa présence est palpable, mais pourtant il reste invisible. Après bien des détours, nous « parkons » enfin la voiture sur le bout du bout d’un chemin, qui mène à une plage déserte, Waihi Beach.

Le vent souffle, le ciel est apocalyptique, des mouettes et des goélands sillonnent les airs, se jouant des éléments, le début d’une tempête sans doute ! Amélie prend son temps, je suis comme aspiré par le dehors, aimanté par l’océan, vite, vite rien ne va assez vite !

Je me déchausse en hâte, quitte mes chaussettes, remonte mes bas de pantalon et gravis la dune de sable blond !

 


Là, c’est une énorme claque, comme une lame de fond, une émotion sans nom. Ça vous tire les larmes, vous bouscule, vous bouleverse au plus profond ! C’est fou, c’est bon, c’est… ! La plage semble vierge de toutes traces, au loin,  seule une ile déforme l’horizon, Mayor Isl.

 


 

Moi le morvandiau, jamais trop sortis d’mes « beûrches », j’embrasse du regard la plus grande étendue d’eau du Globe ! Moi le lilliputien, l’humble terrien ! J’ai le sentiment des aventuriers, des découvreurs, des Magellans.

Ce sentiment d’être le premier à le voir, à le sentir, à le ressentir ! J’éprouve une sensation inouïe de liberté, comme une crue, cela déborde, m’inonde. Je cris alors ma joie à plein poumons, je suis le roi du monde !

Les oiseaux sont mes amis et d’un moment à l’autre je m’attends à décoller pour m’envoler et les rejoindre. Amélie me regarde et sourit, je suis saoul!

 

A l’instant où j’écris ces lignes, je ne peux m’empêcher de me rappeler la Mini Rose,  ses yeux et sa joie quand elle quand elle voyait la « Mèe » en Bretagne ! J’imagine alors que nous sommes tous semblables devant les Océans, les petits comme les plus grands !

 



 

 

Je cours, je cours, ça y est j’y suis, j’ai les deux jambes dedans. Je suis littéralement submergé, les grondements sourds des vagues me pénètrent, le sable fin fil à toute vitesse sous mes pieds, j’en perds l’équilibre à vouloir me maintenir sur place. C’est fort, c’est trop fort.

La puissance des vagues et des courants qui les animent n’autorise pas la baignade. Trop dangereux, je ne suis pas assez bon nageur. C’est bête, j’ me s’rais bien laissé porter par ce flux magnifique, un peu, ou pourquoi pas  jusque vers l’Amérique !

 


 

Ce paysage vous transporte, vous permet de croire en vos rêves les plus fous, que tout est possible toujours.  C’est Génial !

Fini de ces rêveries, d’autres me viennent encore ! Je parcours maintenant la plage à la recherche de coquillages pour ma Mère, pour lui rapporter un petit bout de cette partie du monde et lui offrir par là, un bout de mon périple, de cette immensité, comme un nouveau voyage.

 

Une jeune mouette joue les modèles avec Amélie, le temps se gâte. Une ultime poignée de sable en guise de souvenir et nous reprenons le chemin.

 


 


Chapitre 3 : Le bout du Monde et les Coromandels


 

Amélie prend le volant, je suis « exhausted » !  Elle nous conduit tranquille jusqu’à ONEMANA, bout du monde charmant, déserté par les touristes que l’automne à définitivement chassé.

Replié sur lui-même comme pour mieux résister aux vents qui le tourmentent, c’est un village fantôme que nous découvrons. Beaucoup de maisons sont fermées, personnes dans les rues, tiens ça me rappelle un coin !

 


Il est 11h00, le petit « dej » est bien loin. Il y a sur la seule place, une petite auberge qui ressemble un peu à celle de St Nizier !

Nous nous précipitons pour y manger un morceau. Le cuisto est alcoolo, ses joues sont bouffies, son crâne est dégarni, ses yeux sont mouillés, son tablier crado. Il nous couve d’un œil inquiet, drôle d’ambiance !!! Qu’importe, sa tambouille est bien bonne. De la vraie nourriture de marin, exactement ce dont nous avions besoin.

 

Après une bonne heure de pose au chaud, nous reprenons le chemin du littoral pour profiter une dernière fois du spectacle de l’océan. Nous ferons une balade de plus d’une heure. Mais il faut repartir, la route est encore longue.

 




 

Amélie attaque la traversée des Coromandels, chaine montagneuse visible depuis Auckland. Nous n’en ferons pas le tour, trop de fatigue, trop de virages. La route est aussi pénible que celle du matin !

 


 

L’option conduite sportive sur la voiture est bien pratique. Une succession de virages, de montées abruptes et de descentes vertigineuses se suivent et se ressemblent, le tout dominé par des sommets effilés. Amélie enchaine le tout sans broncher, une véritable pilote de rallye !!!

Semblables à des dents monstrueuses, les cimes escarpées, recouvertes d’une végétation luxuriante, déchirent le ciel toujours embarrassé de gros nuages lourds.

C’est très beau, mais il est impossible de s’arrêter pour contempler le paysage, nous jurons d’y revenir un jour, si nous le pouvons.

 


 

Chapitre 4 : Firth of Thames,

la Mecque du Godwit !

 

Enfin, car heureusement dans ces cas là, tout a une fin,  la route débouche  sur une vaste plaine désolée et désolante !

Mi Bresse, mi Camargue, elle s’étend devant nous à perte de vue. Nous franchissons sur des ponts de bois usés « à la corde », deux fleuves nommés WAIHOU & PIAKO. Leurs eaux, ocres brunes, saturées de limons, vont se jeter dans une baie magnifique : Firth of Thames.

Sur cette plaine si fertile, où le sol semble si docile et profond, pas l’ombre d’un épi. Il n’y a  pas trace d’une ouvrée de culture !!! Tout cet espace est dédié à, devinez quoi ?

Au lait bien sûr, on y voit comme partout des « Barrées » noires et blanches !!!

 


 

Comme vous pouvez vous en douter,  ce ne sont pas les vaches qui nous ont attirés ici, même si leur densité est tout à fait remarquable !!! Nous qui pensions ne plus être surpris par cette constante des campagnes Kiwis !

Non, il y a dans les environs un petit bled nommé MIRANDA. Véritable chiure de mouche sur la carte de Nouvelle Zélande, c’est un des rares accès à la baie et ses vasières, le paradis des regardeurs d’ouilleaux !

 

Avec près de trente kilomètres de long pour 20 de large, ce sont des centaines et des centaines d’hectares  que la marée découvre deux fois par jour !

Ici il n’y a pas de sable. Extrêmement riches,  les fonds sont recouverts par une sorte de soupe où abonde une quantité invraisemblable de macro invertébrés et autres mollusques ! Le littorale est d’ailleurs recouvert d’une épaisse couche de coquilles vides de toutes tailles et de toutes formes, impressionnant !

 


 

Cette « patouille » nutritive, manne alimentaire perpétuelle, nourrit des milliers de limicoles (c’est des piafs, pour ceux qui ne s’en seraient pas doutés !).

C’est ici que se rassemble pour hiverner, la plupart des barges rousses, les fameux Godwits et bien d’autres espèces encore.

 


 

Nous arrivons sur les lieux avec deux bons mois de retard sur la migration, tant pis pour les barges, n’empêche que le spectacle est fascinant !

 


 

Jumelle au poing, je scrute les étendues de boues, dans lesquelles viennent se refléter comme dans miroir les montagnes des Coromendels. Je vois quelques oiseaux sympas (bécasseaux et autres véroles), mais c’est définitivement l’exploration de la « plage » qui m’amusera le plus !!!

Je vais  braconner  mes deux premiers snappers « des poiscailles vach’ment bon ».

Mais d’autres piscivores sont passés avant moi, il ne reste plus que les squelettes !!!

 


 

J’avais bien envie de les rapporter dans mes valises pour améliorer ma collection de « Trésors de la nature », mais l’idée - c’est surprenant - n’a pas séduit ma Moitié !

On passera quand même un bon moment à la recherche des reliques de l’ichtyo-faune locale. Je toucherai aussi au cadavre du dernier de la portée des dents de la mer !

 


 

Bon encore une fois il faut songer à partir. L’après midi en bien entamée quand nous prenons la route qui longe la baie jusqu’au golfe d’HAURAKI. Dernier arrêt à KAWAKAWA Bay, dernières photos de notre périple.

 


 

Sur la route, déjà apparaissent les pancartes qui nous rappellent la proximité de la ville, « MANUKAU 20 km ».

 

Un dernier arrêt benzine pour la chignole, histoire de pas raquer comme des beuznots dans les stations d’Aucklandie et en route. Comme à l’aller, c’est Amélie qui reprend le guidon, moi la ville, ça me stresse grave !!!

 

Au détour d’une bute et d’une haie, nous arrivons sans nous en rendre compte dans les faubourgs de MANUKAU City avec de l’avance sur nos prévisions.

Nous rendons la voiture, simple formalité. Nous prenons, sans attente (ce qui est très rare), le bus qui nous ramène à la maison.

Nos cinq jours de voyage s’achèvent comme ils avaient commencés, à pied. Les bras chargés de paquets, les têtes pleines des souvenirs, nous rentrons fourbus dans notre « Cheux nous ».

Opération lessive, on est encore chauds ! Rapide débriefing avec Super Shamila, grosse douche de fou sur nos courbatures et nous nous posons enfin, le couperet tombe net : nos vacances sont terminées, on peine à l’imaginer !

 

Le train train quotidien va reprendre, l’école, les marchés… Ah ! Sur l’agenda, une perspective pointe le bout de son nez, une nouvelle destination ?

 

Non l’aventure n’est pas  finie, la semaine prochaine c’est TIRITIRI MATANGI !!!

 

La suite dans le prochain billet !

 

 

Conclusions 

 

Partis le 20 avril 2009 nous avons :

parcourus plus de 1000 Km

compté des dizaines de possums écrasés

gravi les monts jusqu'à plus de 1000 m

dénombré 23 657 vaches , 215 truck blindés

vu des volcans, un geyser et un Océan

croisés de nombreux fous du volant…

 

Plein de choses inédites, des souvenirs gravés à jamais, un peu plus de confiance en moi... Merci beaucoup Amélie, car sans toi, rien de tout cela …

 

 

Voilà déja six semaines que nous vous " tenons" avec nos 5 jours de vacances, ça commence à être bien suffisant! La prochaine parution dans une semaine, notre escapade sur l'ile sanctuaire le 30 avril dernier.






 

 

Le concours

 

Réponses de l’épisode 21



 

Enigme 1 : « Où est Amélie ? »

 



Enigme 2 : Dans la série ‘jeu de mot à la con’ :

Keyser Söze est un personage issu du magnifique film The Usual Suspects (1995), écrit par Christopher McQuarrie et réalisé by Bryan Singer. Söze En hommage à cet extraordinaire acteur qu’est Kevin Spacey. Film à voir et à revoir.

 


Enigme 3 : Notre nouveau coloc s’appelle Bruce Van der Woude.

 ou Vend des Bois !!!


 Enigme 4 : M. John Key, parent d’élève de St Cuthberts et néanmoins Premier Ministre de la Nouvelle- Zélande (du parti de droite) est venu à une de nos fameuses assemblées un vendredi matin afin de remettre aux étudiantes qui avaient reçu les meilleurs résultats aux examens de l’année dernière des prix honorifiques (assortis de quelques $) et en a profité pour faire un petit discours sur l’éducation. La Principale de l’école, elle, a souligné combien les statistiques de St Cuths étaient au-dessus de celles des autres écoles du pays. Moment inoubliable, que je ne vous dépeindrai pas en détails par peur d’offusquer les lecteurs insensibles à mon style tels M. Dariosex.

 



 

 

 

Par Amélie et Olivier
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Scores

 
Scores finaux
Les heureux gagnants du pouet-pouet sont : Mum & Dad
avec 36 points

Deuxième position : Chris : 28
En troisième position : Toubib-OB1 : 21
Tous deux gagnent une magnifique casquette 'All Blacks'
from NZ made in China to wear in France

Dariosex (avec Béa) : 13
Pedro : 8,5
Rahux à la corde : 8

La Mitoze : 5

Paulin & Jajalain : 4
JC & Marie : 3,5
  Bernard et Aude: 3

Lu sur Bourgogne.com

  'Originaire du Morvan, Olivier saura vous montrer pourquoi il aime tant son Pays. Voici un jeune homme qui comme les plus âgés vous livrera ces histoires et ces anecdotes qui font le tour des bourgades, il vous comptera l’histoire des morvandiaux, il vous baladera au son de sa cornemuse ? Mais revenons plutôt à la pêche ? ! Spécialiste de la truite sur les ruisseaux du Morvan, Olivier est également un fan de la pêche des carnassiers sur les lacs. Il saura vous initier ou vous perfectionner aux techniques qui sont les plus efficaces. En sa compagnie, une journée pleine d’instants forts sympathiques vous est garantie !' et oui, c'est bien lui, le seul, l'unique. A apprendre par coeur et à lui réciter à son retour!

Derniers Commentaires

Présentation

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus