La Kauri Cost
Episode 26
Second little trip, pas si little que ça d’ailleurs !!!
The Kauri Cost and WAHIPUA Forest
Toujours au volant de la Sham’s mobile, nous voilà donc repartis.
Comme le trajet semble assez long et que notre expérience des routes kiwis porte ses fruits, nous décidons de démarrer tôt. Nous échapperons ainsi au trafic aucklandais. Départ 7h00, direction plein nord, via la route number one !
L’objet de ce périple est la forêt primitive de Nouvelle Zélande, du moins ce qui il en reste !
Le Kauri est un arbre de la famille des résineux. Sa particularité réside dans son tronc qui est dépourvu de branches, donc de nœuds. Par ailleurs très résistant, il a été systématiquement coupé pour servir de bois d’œuvre (ameublement) et de bois de construction, notamment à destination des chantiers navals.
Il a également été victime de la récolte de sa résine. En effet, elle rentrait à l’époque dans la composition de très nombreux produits (cire, bougies, colles, vernis…). Bref après plus d’un siècle de surexploitation, on estime aujourd’hui la forêt résiduelle à seulement 4% de sa superficie d’origine.
Il en reste donc une toute petite partie préservée (plus de 9000 ha), gérée par le DOC, où l’on trouve encore quelques arbres remarquables : la WAHIPUA Forest Sanctuary.
WAHIPUA ou WAIPOUA, c’est selon, signifie en Maori : la forêt où il pleut la nuit.
Ça en dit tout de suite assez long sur le look de sylve en question.
Mais avant de visiter cette forêt de géants, nous avons fait une petite halte à Baylys Beach, près de DARGAVILLE, « capitale » de la région.
Comme pour les plages visitées précédemment, c’est gigantesque et très très beau ! Là encore, on ne distingue pas les extrémités. L’alternance de nuages et d’éclaircies, confère aux eaux des couleurs changeantes, renforcées par les sables fins charriés par les vagues. C’est un spectacle magnifique, auquel nous consacrerons bien une bonne heure. On ne se lasse pas de la Mer.
On reprend la route, c’est moi qui conduis. Les paysages se suivent et se ressemblent, excepté aux abords de DRAGAVILLE, où nous traverserons une vaste plaine. Sinon, c’est comme d’habitude, ça tourne et ça retourne encore. Les routes sont mauvaises.
Là où il y aurait besoin d’accotement, il n'y en a pas ou alors ils ne sont pas accessibles, car en travaux. Presque tous les ponts que nous traverserons sont à voie unique !!! La signalisation, toujours assez aléatoire, réserve de bonnes surprises au conducteur, la vigilance est de tous les instants.
Did you enjoy your driving in New Zealand? No, I didn’t at all!!!
NB : C’est la saison de la chasse en NZ, aussi quand nous traversons DRAGAVILLE, j’aperçois, un gros sanglier, sanglé comme il se doit sur le toit d’une bagnole!
En plein centre ville, garée devant un troquet, à même pas 10h00 du mat !!!
Seulement, c’est un peu spécial comme goret. Ça s’appellerait plutôt cochonglier ou sanglichon en France !!! Et oui, ici, la Bête Noire est à l’image du peuple kiwi, plutôt métissée !!!
En fait, dans les pays anglo-saxons cela s’appelle un razorback. C’est effectivement le résultat de croisements anarchiques entre plusieurs races de porcs et de sanglier. Pour avoir une idée, ça ressemble un peu au cochon Corse (ressemble seulement !).
Le goret en exposition sur la caisse ressemblait d’avantage à un piétrain qu’à un solitaire, même si il en avait tous les attributs, gardes comme des sabres et crinière des plus épaisses.
Pour avoir vu à la téloche une ou deux émissions sur la chasse, je peux vous garantir
qu’il n'y a pas un goret pareil, il existe toute espèce de siams ! Du p’tit gros, genre cochon viet armé comme un mammouth, au grand tout plat sans chicots, on trouve de
tout !!!
Paûv béétes !!!
Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la Forêt, nous découvrons nos premiers panneaux « attention kiwis », c’est une des rares zones qui en abritent encore, malgré la présence de ces saloperies de possums.
Pas de risque d’en écrabouiller (des possums), dommage, ils ne sortent que la nuit.
Notre destination finale s’appelle Tane Mahuta. C’est l’arbre le plus grand de la forêt avec plus de 50 mètres de haut.
Seulement, comme on commence à en avoir marre de ces virages et que la faim se fait méchament ressentir, nous nous arrêtons par hasard sur un bout de parking « Kauri walk ».
Coup de bol, c’est l’endroit d’où l’on part pour voir l’autre géant des lieux, le doyen :
Te Matua Ngahere.
Après une rapide collation et plus de 276 km, nous voilà partis sur un des sentiers. Assez vite, on est pris par la magie des lieux, on est pareille à des lilliputiens. Les arbres autours de nous sont immenses. Tout est démesuré, les fougères, les mousses… On évolue dans une sorte de tourbière géante et très dense.
On a beau savoir qu’il n’y a pas d’espèces dangereuses, ça sent le dinosaure à plein nez !!! On rêve, on songe, saisis par un sentiment irrépressible d’humilité. J’ai une pensée particulière pour certains de mes bons amis, amateurs de nature, La Mitoze, Le Kénopode sans oublier Le Tcheug Maurice et les autres. Ces quelques photos vous sont spécialement dédiées.
Nous déambulerons sous ce couvert exceptionnel pendant près d’une heure, à la rencontre d’arbres contemporains de JC (Jules César bien sûr !). Nous sommes survolés de temps à autre par les magnifiques Wood pigeons, qui se posent assez près pour se prêter à une petite observation. C’est vraiment de chouettes bestioles ! Je ne me lasse pas de les regarder, c’est comme l’avion, les aloses et bien d’autres choses encore, c’est toujours une vive émotion.
La visite mériterait cent fois d’être plus longue, pour mieux apprécier la nature, mais nous sommes comme à chaque fois un peu pris par le temps.
La taille des arbres se passe de commentaire, jugez plutôt !
Sur l'image ci dessous, Amélie est en bas à droite !!!
Bien que protégé, le sanctuaire est menacé. Les possums, tes charognes, engloutissent
chaque nuit près de 20 tonnes de feuillage. Estimée à environ 80 millions d’individus, la population de
marsupiaux exerce une pression très dommageable sur ce fragile écosystème.
Sélectionnant les jeunes pousses, ils ralentissent ou annihilent la croissance et la
reproduction de certaines plantes endémiques. Cette « prédation » prive les oiseaux non moins
endémiques de fruits et de graines, indispensables à leurs survies.
Pour finir, non contant de bâfrer les plantouses, ces denrées poilues aux allures de grosses peluches, bectent aussi les piafs !!!
La lutte contre ce ravageur est donc sans pitié et de tous les instants. Pour autant la fin du combat ne semble pas être pour demain !
Nous rentrerons par la côte Pacifique, tant qu’on y est !!! Encore de beaux paysages, ainsi s’achève la journée. 12h00 d’excursion, plus de 540 bornes au compteur, une journée bien remplie, ma foi !
Le concours
Réponses de l’épisode précédent
Enigme 1 : Fastoche un mile
(britannique) fait 1, 609 kilomètre. N.B. Pou vot' culture :
1) officiellement, le Royaume-Uni a adopté le système métrique dans les
années 70s, quand il a adhéré à l'U.E. Officiellement, biensûr, pas en pratique, pourquoi faire comme les autres?
2) Le mile américain ne mesure pas la même taille
Enigme 2 : Abel Janszoon Tasman a découvert la Mer, l’ile et la Nouvelle Zélande en 1642 lors de son premier voyage sous ces latitudes. Il voyagait pour le compte de la Compagnie des Indes Néerlandaises.
Enigme 3 : C’est un des premiers gros ( Lard y), croqués par le squale, alias « Bruce » (réponse de l’énigme suivante) dans le premier opus des « Dents de la mer ».
Si ma mémoire est bonne, il patouille sur une bouée et disparaît dans un flot d’hémoglobine. Un grand classique...
Enigme 4 : voir réponse énigme 3
Enigme 5 :
Enigme 6 : C’est complètement fou !!!
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