Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 23:32

La Kauri Cost

 

Episode 26

 

 

Second little trip, pas si little que ça d’ailleurs !!!

The Kauri Cost and WAHIPUA Forest

 


 

 

Toujours au volant de la Sham’s mobile, nous voilà donc repartis.

 

Comme le trajet semble assez long et que notre expérience des routes kiwis porte ses fruits, nous décidons de démarrer tôt. Nous échapperons ainsi au trafic aucklandais. Départ 7h00, direction  plein nord, via la route number one !

 

Un premier arrêt sur à OREWA, le soleil se lève sur le Pacifique !

 

 


L’objet de ce périple est la forêt primitive de Nouvelle Zélande, du moins ce qui il en reste !

 

 


Le Kauri est un arbre de la famille des résineux. Sa particularité réside dans son tronc qui est  dépourvu de branches, donc de nœuds. Par ailleurs très résistant, il a été systématiquement coupé pour servir de bois d’œuvre (ameublement) et de bois de construction, notamment à destination des chantiers navals.



Il a également été victime de la récolte de sa résine. En effet, elle rentrait à l’époque dans la composition de très nombreux produits (cire, bougies, colles, vernis…). Bref après plus d’un siècle de surexploitation, on estime aujourd’hui la forêt résiduelle à seulement 4% de sa superficie d’origine.

 

Il en reste donc une toute petite partie préservée (plus de 9000 ha), gérée par le DOC, où l’on trouve encore quelques arbres remarquables : la WAHIPUA Forest Sanctuary.

 

 

WAHIPUA ou WAIPOUA, c’est selon, signifie en Maori : la forêt où il pleut la nuit.

Ça en dit tout de suite assez long sur le look de sylve en question.

 

 

le long de la route !

 

 


Mais avant de visiter cette forêt de géants, nous avons fait une petite halte à Baylys Beach, près de DARGAVILLE, « capitale » de la région.

 

Comme pour les plages visitées précédemment, c’est gigantesque et très très beau ! Là encore, on ne distingue pas les extrémités. L’alternance de nuages et d’éclaircies, confère aux eaux des couleurs changeantes, renforcées par les sables fins charriés par les vagues. C’est un spectacle magnifique, auquel nous consacrerons bien une bonne heure. On ne se lasse pas de la Mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


On reprend la route, c’est moi qui conduis. Les paysages se suivent et se ressemblent, excepté aux abords de DRAGAVILLE, où nous traverserons une vaste plaine. Sinon, c’est comme d’habitude, ça tourne et ça retourne encore. Les routes sont mauvaises.

Là où il y aurait besoin d’accotement, il n'y en a pas ou alors ils ne sont pas accessibles, car en travaux. Presque tous les ponts que nous traverserons sont à voie unique !!! La signalisation, toujours assez aléatoire, réserve de bonnes surprises au conducteur, la vigilance est de tous les instants.

 

Did you enjoy your driving in New Zealand? No, I didn’t at all!!!

 

 

 

NB : C’est la saison de la chasse en NZ, aussi quand nous traversons DRAGAVILLE, j’aperçois, un gros sanglier, sanglé comme il se doit sur le toit d’une bagnole!

En plein centre ville,  garée devant un troquet, à même pas 10h00 du mat !!!

 

Seulement, c’est un peu spécial comme goret. Ça s’appellerait plutôt cochonglier ou sanglichon en France  !!! Et oui, ici, la Bête Noire est à l’image du peuple kiwi, plutôt  métissée !!!

 

En fait, dans les pays anglo-saxons cela s’appelle un razorback. C’est effectivement le résultat de croisements anarchiques entre plusieurs races de porcs et de sanglier. Pour avoir une idée, ça ressemble un peu au cochon Corse (ressemble seulement !).

 

Le goret en exposition sur la caisse ressemblait d’avantage à un piétrain qu’à un solitaire, même si il en avait tous les attributs, gardes comme des sabres et crinière des plus épaisses.

  

Pour avoir vu à la téloche une ou deux émissions sur la chasse, je peux vous garantir qu’il n'y a pas un goret pareil, il existe toute espèce de siams !  Du p’tit gros, genre cochon viet armé comme un mammouth, au grand tout plat sans chicots, on trouve de tout !!!


Paûv béétes !!!

 

 

Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la Forêt, nous découvrons nos premiers panneaux « attention kiwis », c’est une des rares zones qui en abritent encore, malgré la présence de ces saloperies de possums.

Pas de risque d’en écrabouiller (des possums), dommage, ils ne sortent que la nuit.

 


Notre destination finale s’appelle Tane Mahuta. C’est l’arbre le plus grand de la forêt avec plus de 50 mètres de haut.

Seulement, comme on commence à en avoir marre de ces virages et que la faim se fait méchament ressentir, nous nous arrêtons par hasard sur un bout de parking « Kauri walk ».

 

Coup de bol, c’est l’endroit d’où l’on part pour voir l’autre géant des lieux, le doyen :

Te  Matua Ngahere.

 

 

 

 


Après une rapide collation et plus de 276 km, nous voilà partis sur un des sentiers. Assez vite, on est pris par la magie des lieux, on est pareille à des lilliputiens. Les arbres autours de nous sont immenses. Tout est démesuré, les fougères, les mousses… On évolue dans une sorte de tourbière géante et très dense.



 


On a beau savoir qu’il n’y a pas d’espèces dangereuses, ça sent le dinosaure à plein nez !!! On rêve, on songe, saisis par un sentiment irrépressible d’humilité. J’ai une pensée particulière pour certains de mes bons amis, amateurs de nature, La Mitoze, Le Kénopode sans oublier Le Tcheug Maurice  et les autres. Ces quelques photos vous sont spécialement dédiées.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous déambulerons sous ce couvert exceptionnel pendant près d’une heure, à la rencontre d’arbres contemporains de JC (Jules César bien sûr !). Nous sommes survolés de temps à autre par les magnifiques Wood pigeons, qui se posent assez près pour se prêter à une petite observation. C’est vraiment de chouettes bestioles ! Je ne me lasse pas de les regarder, c’est comme l’avion, les aloses et bien d’autres choses encore, c’est toujours une vive émotion.

 


La visite mériterait cent fois d’être plus longue, pour mieux apprécier la nature, mais nous sommes comme à chaque fois un peu pris par le temps.

 

La taille des arbres se passe de commentaire, jugez plutôt !

 


Sur l'image ci dessous, Amélie est en bas à droite !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que protégé, le sanctuaire est menacé. Les possums, tes charognes, engloutissent chaque nuit près de 20 tonnes de feuillage. Estimée à environ 80 millions d’individus, la population de marsupiaux exerce une pression très dommageable sur ce fragile écosystème.



Sélectionnant les jeunes pousses, ils ralentissent ou annihilent la croissance et la reproduction de certaines plantes endémiques. Cette « prédation » prive les oiseaux non moins endémiques de fruits et de graines, indispensables à leurs survies.



Pour finir, non contant de bâfrer les plantouses, ces denrées poilues aux allures de grosses peluches, bectent aussi les piafs !!!

 

 


La lutte contre ce ravageur est donc sans pitié et  de tous les instants. Pour autant la fin du combat ne semble pas être pour demain !

 


Nous rentrerons par la côte Pacifique, tant qu’on y est !!! Encore de beaux paysages, ainsi s’achève la journée. 12h00 d’excursion, plus de 540 bornes au compteur, une journée bien remplie, ma foi !

 



 

 

 

 

 


 

 

Le concours

 

 

Réponses de l’épisode précédent    

 

 

Enigme 1 :  Fastoche un mile (britannique) fait 1, 609  kilomètre. N.B. Pou vot' culture :

1) officiellement, le Royaume-Uni a adopté le système métrique dans les années 70s, quand il a adhéré à l'U.E. Officiellement, biensûr, pas en pratique, pourquoi faire comme les autres?

2) Le mile américain ne mesure pas la même taille

 

Enigme 2 : Abel  Janszoon Tasman a découvert la Mer, l’ile et la Nouvelle Zélande en 1642 lors de son premier voyage sous ces latitudes. Il voyagait pour le compte de la Compagnie des Indes Néerlandaises.

 

Enigme 3 : C’est un des premiers gros ( Lard y), croqués par le squale, alias « Bruce » (réponse de l’énigme suivante) dans le premier opus des  « Dents de la mer ».

Si ma mémoire est bonne, il patouille sur une bouée et disparaît dans un flot d’hémoglobine. Un grand classique...

 

Enigme 4 :   voir réponse énigme 3

 

Enigme 5 :

 

Enigme 6 : C’est complètement fou !!!

 

 

 

 

 

 

Par Amélie et Olivier
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 04:12

Pérégrinations dans le Nord

 à la découverte de la Côte Ouest

& du Northland

 

 

Episode 25 " Les plages de sable noir !!! "

 

 

 

 


 

 


Amélie a terminé ses exams, du coup les week-ends sont désormais consacrés à la découverte d’Auckland et sa « proche » région. Je dis proche, par ce qu’ici, on a vite fait de faire plus de 200 Km, pour aller voir un bout de plage ou encore trois arbres !!!

 

Ces différentes sorties, n’ont été possibles qu’avec l’aimable participation de notre coloc préférée, alias Super SHAMILA. En effet cette dernière nous a prêté sa voiture à plusieurs reprises, ce qui nous a permis de réaliser quelques substantielles économies !

 


Merci SHAMI !!!

 

 


 

Quelques informations préalables

 

Le Northland (le bout de terre au nord de la carte) est la première région à avoir été découverte, tant par les Polynésiens (Kupe, le découvreur mythique) que par les européens. C’est dans cette région que s’installèrent les premiers colons et que fut signé le fameux traité de WAITANGI.  C’est une terre encore largement Maorie, puisqu’ils représentent près de 80% de la population.

 


Le climat subtropical favorise la pousse des arbres. L’économie est donc axée principalement sur l’exploitation forestière, vive le Radiata pine !!! Le tourisme constitue aussi une base solide, surtout sur la côte est avec Bay of Island.

 

La côte ouest est baignée par le Mer de Tasman, du nom d’un navigateur Hollandais du 17ème. C’est la façade maritime la plus sauvage.


Elle est très peu aménagée pour le tourisme, contrairement à la face Pacifique. Bien quelle possède trois « Harbours » naturels, qui constituent pourtant des mouillages de choix, il n’y a pas énormément de plaisance.

 

C’est sans doute en raison de la nature de la Mer en question. Les vagues  sont terribles et les courants marins extrêmement violents. Tous ces ingrédients  attirent de nombreux surfeurs, mais de notoriété publique, ce sont les plages et les eaux les plus dangereuses de Nouvelle Zélande.

 

 


Sur cette image, il difficile de se faire une idée de l'échelle, aussi les bons hommes au bord de l'eau en bas sur la plage, sont de la taille de l'extrémité du rameau sec à gauche, c'est pas des vagues de playmobiles !!!


Bien peuplée en mammifères marins (lions de mer en particulier) les côtes attirent également une autre forme potentielle de danger : le Carcharodon carcharias  ou le Grand requin blanc si vous préférez.

 

 


Bon, j’ai eu beau guetter les surfeurs à Piha, pas le moindre aileron derrière les rouleaux !!!


C’est con, j’aurai bien aimé faire ce genre d’observation ! « Remember Larry ! »

 

 

 

 

Quand aux lions de mer, on n’en n’a pas vu non plus !!! Ben on peut pas tout voir !!!


Rappelons tout de même que les attaques de Grand Blanc sont malgré tout très rares, même ici (trois par an en moyenne pour l’ensemble du pays).

 

Mais revenons à nos moutons. Ce qui caractérise surtout cette côte, c’est la nature du sable issu du volcanisme, sa couleur noire, et la taille surréaliste des plages. La plus célèbre est Ninety Miles beach, qui fait seulement 90 kilomètres !!! Nous ne sommes pas allés si loin, un tel trajet aurait nécessité deux jours d’affilée.


Ceci dit, on a tout de même mis les pieds sur des plages qui valaient largement le détour, certaines s’étalant sur plus de 60 km. C’est simple, avec les embruns, on n'en voit pas le bout !

 

En vraiment petit petit, comme une chiure de mouche, à droite de la photo, un surffeur !

 

 

 



 

 

 

Premier little trip: MURIWAI Beach & WHATIPU

 


Cap donc, sur les plages de sable noir qui font la renommée de la côte ouest et sur la colonie de Fou (ce sont des oiseaux) la plus célèbre de NZ.

NB : on pourrait tout aussi bien appeler Collonge comme ça aussi, surtout quand certains d’entre nous sont aux mannettes !!!

 



 

MURIWAI Beach, ce n’est pas très loin d’Auckland, n’empêche qu’il faut une bonne heure pour s’y rendre, la route est des plus sinueuses !!!

 

Mais arrivé à destination, on oublie la partie conduite et on est vite sous le charme. Le sable est bien noir, ce n’est pas une légende, le vent souffle pire qu’à Wellington et la mer est splendide, bourrée de couleurs, de contrastes, de nuances !

 


 

 

On ira jeter un petit coup d’œil au site de nidification des piafs en questions, mais mis à part un retardataire, les seuls que nous verrons, se sera sous forme de compression version « César » !

 

 

 

Ceux ci ne sont pas prèt de décoller !!!

 

 

 

 

Note sur les piafs 

 

 

Les fous (en anglais gannet) viennent pondre ici, attirés par la mer poissonneuse et les escarpements de la côte. Ils migrent tous les ans vers l’Australie toute « proche », pour y passer l’hiver.

Cependant, les jeunes ne reviennent qu’au bout de six à sept années sur les lieux de leurs naissances. Curieux phénomène !

 

 

 

 

 

On verra d’autre espèces de piscivore !


 

Au sommet des falaises, devant nous : MURIWAI Beach !!!

 

 

Le vent qui souffle comme un damné nous contraint à écourter un peu notre visite.

 

 

On décide alors, de se rendre à WHATIPU. C’est là que les eaux de la Mer de Tasman se « jettent » dans Manukau Harbour.

 


J’avais personnellement très envie de découvrir ce lieu qui attire mon regard chaque fois que je vais à OTH ou à Ambury park.  Autant vous dire  que je le regarde souvent.             

De loin, c’est magnétique, on distingue seulement par temps clair les grands chevaux d’écume qui barrent la mer, ça a l’air hyper puissant et je vous garantis que ça l’est !

 

 

 

Pour s’y rendre il faut tout d’abord contourner Manukau Harbour, ce qui n’est pas chose facile. Pour finir, il faut se fader 6 à 7 bornes de piste de terre dans les Waitakere Range, si bien qu’on se demande au bout d’un temps si on a pris la bonne route !!!

 

 


 

Un petit aperçut du relief qu'il nous a fallu traverser !!!

 

 

Mais le jeu en vaut la chandelle, encore une fois, c’est beau et sauvage, c’est c … !

 



Note sur Carcharodon

 

Manukau Harbour est à priori un lieu de « mise bas » pour les Grands Blancs (ils sont ovovivipares). Je dis à priori, car les scientifiques ne savent malheureusement pas encore grand-chose à ce sujet .Toutefois, leur présence (adultes et surtout juvéniles) est avérée dans les eaux de la baie.  

Avec la psychose entrainée par le film les « Dents de la mer » et le commerce honteux des ailerons de requins  à destination des tables asiatiques, l’espèce est sérieusement menacée !

 

Croyez bien que j’ai lorgné aussi sévèrement le détroit à la recherche d’ailerons, mais ouats !!!

  En bas, sous la corniche à droite, des pêcheurs !

 

Mais bon, savoir que le bout de flotte que l’on contemple est « hanté » par ce genre de bestiole, ça vous file une drôle de sensation !

 

Pour plus d'images, c'est bien difficile de tout mettre, comme d'habitude, il y a l'album!

 

 

 

Shark'ment Vôtre guyb'Ol enmoins

 

 


 

Le concours

 

Questions relative à cet épisode 

 

 

Enigme 1 :  Fastoche , combien de kilomètre fait un mile ?

 

Enigme 2 : Quel étaient  les prénoms de Monsieur Tasman ? Quand a-t-il découvert la mer qui porte son nom ?

 

Comme il a été question de requin, voici l'occasion de réviser vos classiques !!!

 


Enigme 3 : Qui peut bien être Larry ? Que lui est il arrivé ? NB Il ne s'agit pas d'un des administrateurs.

 

Enigme 4 :  Comment s’appelle la réplique du requin utilisée pour le tournage du premier épisode des  « Dents de la Mer » ?


Enigme 5 : Comment s'appelle les "Dents de la mer" en Espagnol ?

 

Cette question n'a rien à voir avec les précédentes

 

Enigme 6 : C’est c … ! à vous de compléter ma maxime favorite !

 

 

 

 

Par Olivier
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 05:22

Un petit tour…

dans la capitale !

 

Episode 24

 

 

Afin de tenir compte des critiques constructives dont vous nous avez fait part,

je vais essayer de faire plus court c’est promis !!!

 

 

 

Nous avons effectué un court séjour à Wellington, du 26 au 29 mai dernier. Amélie passait ses épreuves de master à l’ambassade, l’occasion de faire un petit périple dans la capitale.

 

 



Comme d’habitude, nous partons à pied rejoindre l’arrêt de bus, afin de nous rendre à l’aéroport. Décollage 9h30 de l’aéroport domestique d’Auckland, avec Air NZ !

Pour moi c’est un plaisir à chaque fois renouvelé, prendre l’avion j’adore ça. Même si les actualités de ces derniers temps font un peu réfléchir, c’est super génial.

 

Suspendus au dessus des nues avec un soleil éblouissant, nous avons une vue magnifique sur les Alpes de l’Ile Sud, ainsi que sur la mer et ses minuscules bateaux.

 

 

 


A peine sortis de l’avion, premiers contacts avec le climat des quarantièmes rugissants, ça vous réveille son homme !!! Il fait plus froid qu’à Auckland et ça vente du diable !

J’ vous garantis qu’on met pas longtemps pour enfiler les gants et mettre les bonnets !!!

 

 


Avec plus de 200 jours de vent par an, à prêt de 60 km/h de moyenne et des pics à plus 100 km/h, les Kiwis appellent Wellington  la « windy city » ! Autrement dit la ville du vent. Il peut atteindre des vitesses folles (record : rafales à  plus de 250 km/h en avril 68, ça a coulé des bateau dans la baie). Cependant nous serons chanceux, pas de vent pour notre périple, mais du gris.

 

Première étape, prendre nos quartiers. Amélie a réservé une chambre dans un « Back packer » non loin du centre ville où se trouve l’ambassade.

 

Ouahhh la vision d’horreur ! L’établissement est partiellement recouvert d’échafaudages, la cuisine n’a pas l’air d’être super propre, quand à la chambre, nous avons franchement l’impression que les draps n’ont pas été changés !!!

 


« Oh putain d’bordel !!! »

 

Bon, après un temps de réflexion et une bonne dose de tempérance administrée par Amélie, je me calme un chouilla. Nous décidons de demander à ce que les draps soient changés pour le soir. Si rein ne s’améliore, nous irons dans une autre auberge dès le lendemain. Pour l’heure il est trop tard pour trouver un nouvel hébergement.

 

Après un morceau avalé sur le pouce dans le chambre, direction l’ambassade et la première série d’épreuves pour Amélie.

 

Moi, je me laisse guider par mes pas, qui je le sais, finiront inexorablement par me conduire au bord de l’eau.

Ca ne ratte pas, en quelques minutes je me retrouve sur les quais ! Bateaux, mouettes…

 

 

 

 


Au loin, une structure immense, difforme et colorée se détache des quais,

c’est Te Papa, LE musée à ne pas louper !

Ben de toute manière, comme il est fait, tu peux pas le rater !

 

 

Je vais y passer deux à trois heures, tous les après midi de notre court séjour. C’est gigantesque, tous les sujets y sont traités, sciences naturelles, histoire, arts …

 

Mon premier réflexe est de me diriger vers la partie consacrée aux bestioles. Là c’est complètement fou, il y a un squelette de baleine (plus de 22 m) pendu au plafond !!!

 


Plein d’autres choses encore, sont comme cela, en suspension au dessus des tètes des visiteurs. On y trouve des oiseaux des toutes sortes, mais aussi des dauphins et des requins grandeur nature !!!

 

Te Papa, c’est aussi le seul endroit au monde où l’on peut voir les restes du plus grand calamar jamais pêché. Son histoire est retracée par un petit documentaire. Une animation 3D permet de le voir évoluer virtuellement dans son milieu naturel : les abysses !!! C’est très très bien fait, on y r’garde avec des lunettes rouge et verte, et quand le « squid » déploie ses tentacules, tout l'monde recule !!!!

 


Par la suite, j’ai déambulé dans les sept niveaux que comptent les lieux, allant des tableaux de maîtres en passant par l’artisanat et l’histoire du peuple Maori… fascinant !

 

 


Au passage, les Maoris semblent bien être les inventeurs de la cuillère ondulante !!!

"la rangée du haut"

 


En fin d’après midi je retrouve Amélie, assez satisfaite de  la manière avec laquelle elle a traité ses premiers sujets. Le soir tombe vite, il fait nuit noire il est à peine 17h00. Du coup, on file tout droit au pub pour fêter dignement la fin de cette première journée.

 


Comme pour le Musée, nous finirons nos trois soirées dans ce lieu chaleureux. La nourriture est bonne, copieuse et pas trop chère. Bon le premier soir, on prend un p’tit coup de chaud dernière les étiquettes, ce qui nous met dans certaines dispositions !!!

 

Ben oui à peine sorti du rad, on s’fait alpaguer par un vieux cannibale. Le type, la cinquantaine bien tassée, les cheveux blanc polés, est raide comme un piquet !

Saoul comme un cochon, il commence par demander l’heure à Amélie. Puis il se rend tout de même compte que nous sommes français et là, c’est le grand déballage de soulaquin !!!

Il nous dit qu’il a beau être Maori, qu’il n’est pas stupide, qu’il lit des livres, blabla blabla bla !!!

 

OUHHH LALA !!!!!!!!!

 

Pour finir, comme on est gentil, (ben oui, faut jamais trop contrarier les types bourrés, du moins jusque dans certaines limites), il se met en d’voir de nous faire une salutation rituelle !!!   Bordel de salutation rituelle !!!

 

Nez contre nez, on échange nos respirations !

 

Au départ, bien sûr, il s’en prend à Amélie. Elle accepte, se plie à la coutume puis au moment où il réclame un Bis, elle tient bon, elle lui résiste, alors en désespoir de cause, il se « rabat » sur moi !!!

 

Là : pressage de groin en règle, échange de volutes alcooliques et tout l’toutime.

 

Quand bien même j’aurais été à jeun, j’suis pas sur que j’m’en sois tiré indemne !

 

Bref  un pif contre pif d’anthologie qui restera longtemps dans nos mémoires.

 

Nous arrivons enfin dans la chambre, les draps ont bien été changés, ouf ! Nous nous endormons bien vite, l’ordonnance fait effet ! Nous dormirons plus de 9h30,

ça fait du bien.

 

Le lendemain,  j’accompagne Amélie à la porte de l’immeuble, il n’est pas 9h00. Je suis impatient, un grand périple m’attend. Je vais dans le sud de la ville, à Island Bay afin d’apercevoir l’Ile Sud, par delà le détroit de Cook (c’est le bras de mer qui sépare les deux iles).



Je pars à pied, confient et plein d’enthousiasme, malgré le ciel bas et le crachin glacé qui tombe par intermittence. Après une bonne heure et demie de marche et plus de 7 km, j’arrive enfin à destination !

 

Bon, c’est pas exactement ce à quoi je m’attendais ! C’est bouché de chez bouché !!! Un voile de brume épais s’étale sur le détroit en question, la visibilité n’est pas bonne.

 


Mais cela ne fait rien. C’est l’hiver, c’est les latitudes australes, ça sent bon la mer glacée. J’apprécie beaucoup le moment, finalement je suis bien content d’avoir eu une première rencontre de ce type, bien austère, bien brute, ça me convient parfaitement.

 


Et puis, je m’en fiche, demain la météo est bonne, alors  j’y reviendrai. Je rentre en bus, après avoir arraché à la plage une poignée de sable brun grossier et deux bouts de coquillages, trophées magnifiques de cette première rencontre.

 

Je ferai ensuite l’ascension du mont Victoria qui domine la ville et la baie (toujours dans la brume). Heureusement, au bout de quelques minutes, le ciel se découvre et le paysage apparaît enfin. La lumière est spéciale, c’est beau, jugez plutôt !

 

 


Après un lunch à « Burger King », dans un hall d’hôtel fin 19ème (voir la photo !!!)

 


 

Je fais mon petit crochet par le musée, où j’approfondis mes connaissances sur les tremblements de terre. Je ferai l’expérience en « live ». Il y a une maison dans laquelle on peut éprouver les sensations dues aux secousses telluriques. On croirait marcher sur de la gélatine en mouvement, c’est tout simplement incroyable, c’est c....c.... omppppplléétttmennt FFFoouuuuuuu !!!!!!!!

 

 

Jeudi matin, je retournerai en bus à Island Bay, j’y passerai une bonne partie de la matinée, poussant plus loin mon exploration. J’ai bien fait d’y revenir, c’est magnifique, l’ile sud apparaît au dessus des brumes résiduelles, le ciel est bleu, c’est de toute beauté, ça sent bon ! Je me plais alors à imaginer le détroit de Magellan et tous les bouts du mondes de l’hémisphère sud, ah si j’étais un albatros !!!

 

 


Fini les rêveries, je retrouve Amélie à midi, ses examens sont enfin finis

(ça fait beaucoup de i). Nous ferons un ultime passage à Te Papa.

 

Nous achèverons cette journée par la visite du Parlement néozélandais. Le siège du pouvoir est situé dans un ensemble de trois bâtiments construits respectivement aux 19ème & 20ème siècles. Invraisemblance architecturale, on aime ou pas !!!

 


On rentre, c’est comme à l’aéroport, un portail de détection, un service d’ordre musclé, ici, on ne rigole pas avec la sécurité !!!

 

L’immeuble le plus haut est appelé la « ruche » tant en raison de sa forme, que pour les activités besogneuses auxquelles se livrent ses occupants ! Tu m’étonnes !!!

 


La visite très intéressante est aussi assez mouvementée. C’était le jour où les députés ont voté le budget, autant vous dire que les débats qui filtraient au travers des portes étaient houleux !!! Dans les couloirs, une foule de journalistes qui couvraient l’évènement, bref du monde partout ! La ruche méritait bien son nom.

 

On termine comme il se doit la journée au pub,

ce soir c’est happy hour !!!

 


 

Le vendredi, nous sommes debout de bonne heure. Nous rentrons en  train. Le départ est prévu pour 7h30, il ne faut pas le rater, il n'y en a qu’un par jour !!!

 

 


L’Overlander est  un tortillard typiquement néozélandais. Il sillonne le pays du nord au sud sur une voie unique. Il passe par des endroits inaccessibles en voiture et permet pendant les 12h00 que dure le trajet, de découvrir une bonne partie des paysages de l’ile nord.

 


La ligne servit pour le fret (transport de bois notamment). Aujourd’hui, même si nous avons vu quelques convois, elle sert surtout au tourisme.

 


Nous ferons trois haltes en tout, dont une très près des volcans découverts au cours de nos premières vacances. A cette époque, ils sont recouverts de neige, les paysages sont magnifiques.

 

 

 

 


J’enrage un peu de ne pas pouvoir faire de jolies photos, ces rigolos de Kiwis n’ont même pas pensé à équiper leur train de glace anti reflet !!! Du coup, on fait les andouilles !!!

 

 

 

Mais bon c’est tout de même bien beau. Nous aurons l’occasion de revoir une quantité impressionnante de vaches laitières, et plus surprenant, au beau milieu des prés, des dindons sauvages !!!

 


Nous arrivons bien fatigués au terminus, là coup de bol, on « attrape » un bus directement, qui nous pose à deux pas de chez nous. Voilà, encore un beau voyage avec des rencontres inoubliables et des paysages magnifiques !!!

 

Dans le prochain billet un petit résumé de nos excursions dans le Northland (Côte Ouest et Kauris géants !)

 

 

 

 

  ESPAGNOLEMENT VÔTRE OLA !!!


 

Par Olivier
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 22:35
 

TIRITIRI MATANGI,

 an open sanctuary

 

 


 

Avant toute chose, sachez que le savant mélange des couleurs pour la police est significatif : les auteurs de ce billet alternent, se répondent et se complètent dans la plus grande alègresse....


Nous avions beaucoup entendu parler de ce sanctuaire pour la vie sauvage, en particulier pour les oiseaux. En effet, au cours de nos nombreuses discutions, et ce depuis notre arrivée, tout le monde nous disait qu’il fallait absolument se rendre sur cette île, que c’était super génial !!!

 

Pour moi, ça allait être une bonne expérience de « bird watcher », genre destination incontournable. Bon, on prend bonne note de cette foule de recommandations en se disant qu’en effet, ce pourrait être faire l’occase d’une bonne sortie.

 

Au cours du premier trimestre, Amélie entend parler d’une excursion organisée par son établissement ; on réserve donc nos places, d’autant que les tarifs sont attractifs.

 

Du coup, le 30 avril dernier, nous voilà donc partis pour Tiritiri Matangi. Le rendez-vous est à St Cuth’s à 8h15.

 

On y retrouve Alvaro, l’assistant en espagnol que je côtoie deux jours par semaine à l’école et qu’Olivier avait déjà rencontré.

 

ALBARO !!!


« Super » que j’me dis, j’vais pouvoir faire des « coches de la mort qui tuent » à rendre jaloux mes comparses regardeurs d’ouilleaux !!! Autant vous dire que j’en piaffais d’impatience !!!!

 

 

Juste deux ou trois infos sur l’ile sanctuaire.

 

Bout de cailloux de 220 ha, elle culmine à 82 mètres. Située à 4 km des côtes de la péninsule de Whangaparaoa (pas facile à lire !), l’île est située au nord du Golf d’Hauraki, sur la façade pacifique, au nord d’Auckland.

Occupée autrefois par la tribu des « Kawerau-a-Maki », il subsiste les restes d’un Pa, l’ile à été plus ou moins abandonnée suite à de sanglants conflits intertribaux.

Ça, c’était dans les années 1700.

Avec l’arrivée des européens dans les années 1850, l’ile est « mise en culture » sans interruption jusque dans les années 1970.  On coupe donc les forêts, on flingue pour se distraire les bestioles endémiques survivantes, les chiens, les chats et les rats achèvent le travail.

 

Courant des années 70, le DOC (département de la conservation) acquière le tas de cailloux et ambitionne d’en faire un sanctuaire pour la « vie sauvage ». Deux scientifiques (un botaniste et un biologiste) sont alors chargés d’étudier les potentialités de l’île et les moyens à mettre en œuvre.

 

Là on joue aux apprentis sorciers, à grand renfort de « traitances », épandues  en hélico. On élimine ainsi toutes les « pestes », les fourmis et les adventices. Concernant les mammifères, c’est tout aussi efficace, on reflingue ou on empoisonne. On voit bien là, la logique écolo des années 70 / 80.

 

Notons que le poison est touours utilisé de nos jours, en préventif !!!

 


En 1984 est initié un programme de reforestation de l’île. Ben oui, il ne suffit pas d’apporter un tas de piafs, il faut quand même leur filer de quoi becter et de quoi nicher.

Le boulot est supervisé par le gouvernement, mais réalisé par des volontaires, faut quand même pas déconner !!!

Le « Replanting Programme » est achevé en 1994 par une opération coup de poing, on replante 250 000 arbres.

 

Bush sur Tiritiri


Aujourd’hui la forêt croît naturellement et se régénère par elle-même. On y trouve plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux endémiques, le plus souvent rares, la plupart ayant été introduites.

 

 

Revenons à nos moutons

 

 

Normalement, pour se rendre sur l’île en question il faut prendre le ferry à Auckland, faire une halte à Gulf Harbour, puis enfin mettre le cap sur Tiritiri. Chouette, je vais pouvoir faire un peu d’observation des oiseaux qui vivent un peu plus au large, dans les eaux de l’Hauraki Gulf. Mais là, pas de bol !

Pour limiter les vomis de ces demoiselles dus au trajet en bateau, nous ferrons le voyage en bus jusqu’à Gulf Harbour.

Donc là, ça commence mal pour moi, je suis « amputé » de presque 2h00 d’observation, je suis vert !!!

 

Vue du Golf d'Hauraki depuis Tiritiri, à droite Rangitoto & à gauche Waiheke Island


Mais bon, on nous en a tellement mis des pleines têtes avec cette foutue île, qu’au final, c’est pas trop grave, malgré quelques autres petits handicaps en perspectives !

 

Ben oui, on se rend tout de même sur les lieux avec une cargaison de plus de 50 jeunes nénettes !  Elles ont, en plus de leur nombre, de fâcheuses tendances à quoûailler aigus, pour un oui pour un non. Autant dire que ça ne facilitera pas vraiment l’observation et la quiétude !

 

Après une heure de bus (très calme en comparaison des transports de la sorte vécus en France, - Olivier est mauvaise langue), nous arrivons enfin à Gulf Harbour.

Là, à nouveau pas de bol !

 

Embarquement et vue de la marina de Gulf Harbour


Nous allons embarquer une autre cargaison de teenager, des boutonneux « dégueulasses » en plein dans « l’âge bête ». Ils viennent de Rotorua, la ville aux odeurs de caca (cf le billet sur nos vacances).

 

Fidèles aux clichés les plus grossiers, on a devant nous de bien belles caricatures de banlieusards maoris. Les casquettes de travers, la mini chaîne HiFi en bandoulière qui crache une mélasse mi HipHop mi reggae, les Tshirt qui sentent la sueur (et les phéromones), l’œil bovin à souhait… En deux mots, v’là le tableau !

 

Heureusement les paysages qu'offre la coutre traversée sont superbes



Putain de bordel de m… ça va être jouasse tiens !!! Bon, vingt minutes de traversée, l’atmosphère saturée par les hormones, c’est bien suffisant pour vous filer des envies de génocide !!! Alors quand on débarque avec Amélie, on n’ est pas dans de supers dispositions pour la suite.

 

On doit dev’nir des vrais vieux c… enfin,  j’sais pas ?

 

 


On est tous assemblé sur le bout du quai pour le speech du ranger. Il nous fait mille recommandations, sur les poubelles, les piafs et tout le toutime, nous voilà prévenus.

 

 

Comme quand j’étais à l’école, les règles, le bla bla du mec ne m’intéressent pas le moins du monde et je mets à profit ce moment pour ratisser à grand coup de jumelle les environs. Bref je n’écoute rien.

 

Heureusement, Amélie, bonne élève, écoute les recommandations et les informations pour ensuite les transmettre au distrait de service.

 

 Et puis soudain, Yes !!!!!!!  Ça commence, un premier « Saddleback », piaf bien rare emblème de l’île, des perroquets et un « Gannet » qui fait le fou au dessus de nous.

 

 


Amélie et moi, nous rejoignons un groupe d’adultes pour effectuer la visite des lieux.

 

On va quand même pas se taper les moutards boutonneux non ?

 

Notre groupe est international, il y a des tchèques, une vénézuélienne, un espagnol… Notre guide est américain, à la retraite. Youpiieeee !!!!

 

Blabla d’introduction, tour du groupe, petite histoire du projet, notre guide est un vieux chiant. A peine audible, il ne finit jamais ses phrases et s’emmêle les crayons quand il nous parle de dates !!!

 

On l’avait choisi car sa ballade promettait d’être plus longue. On avait pensé amasser plus de renseignements et on faisait confiance aux connaissances collectées au fil de ses années d’observations. Ma cache ! Plus longue peut-être la ballade, mais pour parcourir seulement le quart de l’île. La vue qui baisse (fallait lui montrer les oiseaux), la mémoire qui flanche et le besoin urgent d’être appareillé genre Triffon Tournesol ou frangines Cotorep !!!

Je me permets de critiquer car nos grands-parents sont largement plus alertes au même âge !

 

Amélie commence de s’impatienter aussi. J’adore!

 

Bon, au bout d’un quart d’heure /vingt minutes, on a toujours pas décollé de la plage, c’est Omaha Beach !!!! Des groupes de mômes bruyants partent avant nous sur l’itinéraire pédagogique, bonjour l’organisation pour voir la vie sauvage !!!

 



Bienvenu au Disney Land de l’île conservatoire !!!

 


Au bout d’une grosse demi-heure, nous prenons la tangente, le vieux nous gonfle vraiment, on est sur une autoroute pédagogique, où, faute de piaf (tu m’étonnes ?), on nous parle de botanique. Les plantouzes ça va cinq minutes, mais au choppe vite une indigestion. Un autre couple fait de même et Alvaro regrettera de ne pas l’avoir fait, pour vous dire qu’on n’exagère qu’à peine.

 

Nous voilà donc partis tous les deux, pour une exploration plus personnelle du tas de cailloux, à la recherche de ce qui fait sa renommée, les zoziaux.  

 


On retrouve la tranquillité et on aperçoit enfin nos premiers piafs sympas. Une fois n’est pas coutume, c’est Amélie qui ouvre le bal avec des « tête blanche oiseau » autrement dit des « whitehead birds ». Nous déambulons comme cela pendant une paire d’heures, de la côte jusqu’au phare, sur des petits sentiers où les aménagements sont assez rares.

 

 

Nous aurons l’occasion de revoir de très très près de nouveaux « Saddleback », des Tuis… Plongée un peu plus réaliste au cœur du dit sanctuaire. Ouffff on a eu chaud !

 


Mais le clou du périple, c’est finalement l’arrivée au magasin de souvenir, qui est à la fois café & musée !!!

 

 

Comme d’habitude, impossible de repartir sans une carte postale, un T-shirt, une tasse  décorée avec un piaf ou encore un « kiwikxme » en peluche qui fait,  euhhh, des bruits bizarres !

 

Au milieu des tables prévues pour les pique-niques, apparaissent alors deux fossiles vivants, les deux mascottes de Tiritiri, deux monstrueux  « TAKAHE » !

 


Les Takahes, sont des piafs hyper hyper rares, totalement menacés d’extinction. Il n’en reste plus qu’en gros 250 à 270 sur la planète, répartis sur des îles du type Tiri et dans la réserve gigantesque (partiellement fermée) de Fjordland, située dans l’extrême sud de l’île sud.

 


Il s’agit d’oiseaux aptères (leurs ailes sont réduites à de simples moignons emplumés), qui comme les kiwis, ont été décimés par l’homme blanc et ses animaux domestiques.

C’est très très impressionnant comme bestiole (et très moche aussi). De la taille d’une grosse poule Sussex, ça paraît assez lourdaud,  mais paraît qu’y faut pas s’y fier !


Une nénette qui travaille sur place vérifie constamment que la nourriture se trouve bien au milieu des tables, car ces bestiaux sont capables de faire des bonds rapides et vigoureux pour venir vous taxer votre manger, jusque sur vos genoux, amazing !!!

 


Même si la vue de ces formidables oiseaux est un authentique évènement, plein d’émotion, ça m’a fait de la peine. Ils sont comme de grosses poules domestiquées. Ils suivent la fameuse nénette en question comme des petits chiens quand elle les appelle.

Elle les balade comme ça, à droite à gauche, pour que tout le monde puissent bien les voir et les photographier, c’est juste triste, c’est pathétique.

 


A priori, il en existerait d’autres sur l’île, un peu plus sauvages et un peu plus dans leur milieu « naturel », mais ça fout quand même les glandes !!!

 

Heureusement, pour compenser, y avait d’autres bestioles au déjeuner, c’était the St Cuths béquasses, dont le cri d’alerte aigu est facilement reconnaissable lorsque ces volatiles en shorts s’effraient à l’approche du Takahe.

 

Passé ce moment, j’explore les abords du centre situé juste à côté du phare. Le DOC a installé des abreuvoirs spéciaux, où viennent une multitude d’autres oiseaux endémiques. Encore un aménagement à vocation pédagogique !


Là ce sont des Bellbirds


Et ça marche, il y a même des chaises disposées devant pour pouvoir jouir du spectacle ! Comme ça les mémés du club (facilement confondables avec les guides) peuvent se reposer et récupérer.

 



Nous reprenons le chemin du retour, sans finalement avoir vu le tiers des espèces intéressantes, faute de temps. On emprunte là encore un chemin bien aménagé à grand renfort de passerelles en bois, de baignoires pour zoziaux, de panneaux pédagogiques !!!

 

 

J’apercevrai, je pense, le fameux KUKEKO, lui aussi bien menacé. Observation carrément frustrante pour moi. Je vois le piaf à contre jour, en vol, assez loin et pas plus de 4 secondes !!!  Pas suffisant pour faire une vraie « coche ». Cependant, je ne pense pas m’être trompé.

Donc coche quand même, l’ornitho a des tendances pêcheurs ‘Je vous jure, cet oiseau, il était tellement gros qu’il bloquait presque l’entrée du port Harbour’.

 


Bon ça n’était pas complètement nul et on a tout de même vu de belles choses, mais ça laisse une drôle d’impression. On a du mal à déterminer ce qui prime le plus, la conservation des espèces menacées, ou le business et la thune ?  Nos avis sont partagés.

 

Concernant le côté génial de l’affaire, ou l’enthousiasme des personnes qui nous en avaient parlé, le constat est simple.

Les gens en général, sont tellement centrés sur leurs « vies », qu’ils en oublient l’essentiel : prendre le temps de regarder autours d’eux, d’ouvrir un peu plus les yeux ! 

Du coup, voir de si près tant d’oiseaux différents paraît absolument inédit. Il faut dire aussi que le petit côté conso et mise en scène de l’île souligne efficacement  ce sentiment.

 

Alors, à notre retour, quand les collègues nous demandent ‘How was Tiritiri ?’, faut bien évidemment répondre que c’était ‘so nice’ ‘great’ et ‘qu’en plus, il a fait beau’, parce qu’autrement, elles vont croire que les français se plaignent tout le temps !!!

Pour ma part, j’attribuerais la déception d’Olivier à sa connaissance empirique, son expérience en matière d’observations, son utilisation efficace du livre Birds Of New Zealand, son exigence de perfection et aussi, un peu, à son manque d’intransigeance.

Sans lui, j’aurais sûrement fait partie du troupeau suivant le guide, sachant à peine faire la différence, jusqu’à récemment, entre un goéland et une mouette.

Mais se balader avec un ours mal léché n’était pas au programme de cette journée, et puis j’avais avec moi le meilleur guide qui soit !

 

Pourtant si on est un peu observateur, on peu voir au cœur d’Auckland, dans les jardins, dans les nombreux parcs quantité d’oiseaux, presque dans les mêmes conditions et gratos en plus !

Au moment où je rédige ce billet, chantent dans le font du jardin, à quelques mètres, une petite dizaine de Silvereyes. Se baladent aussi un ou deux Fantails, tous endémiques et protégés !!!

 

Pour plus d’infos si l’anglais vous tente, j’ai déniché quelques sites intéressants sur les oiseaux et leurs conservations en NZ

 

www.doc.govt.nz

www.tiritirimatangi.org.nz

www.birdingnz.co.nz

 

N’hésitez pas non plus à faire un tour pour voir l’album photo, les plus belles ne sont pas sur l'article, jugez plus tôt !!!

 

 



A bientôt pour d’autres nouvelles, & n'oubliez pas l'album consacré à cette sortie !

 

 

 

Apoilement vôtre Oli DO

Législativement vôtre, Am Endement

 

 

 

Par Amélie et Olivier
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 22:18

Une nouvelle rubrique à droite de ce billet, cliquez sur page!!!

 



Le Dernier jour

Episode 22

 

L’Océan Pacifique

& le retour au bercaille

 

 

Vendredi 24 Avril

 

 

 

Chapitre I : La Route

 

Nous nous levons tôt, comme d’habitude – pour des vacances, Amélie a fait un sacré effort pour se lever au chant du coq. La journée promet d’être longue, aujourd’hui nous rentrons en Aucklandie par un grand détour, notre projet est d’atteindre la côte Pacifique et de faire pourquoi pas le tour des Coromandels, il n’y a donc pas une minute à perdre.

 

Après un « traditionnel » petit déjeuner MAC DO, direction TAURANGA, étape n° 1. Sur les deux itinéraires possibles, nous allons prendre le plus bucolique. Mal nous en a pris, c’est sans doute la route la plus tarte de Nouvelle Zélande !!!

 

Nous quittons donc définitivement ROTORUA et ses odeurs de soufre, tant mieux à la longue ça finissait par être un peu désagréable. Sur la route, à la sortie du « Pays », nous découvrons une foule d’endroits, attractions diverses (dont le fameux Zorbe). Tout ceci pourrait agrémenter un séjour plus long dans les environs, mais nous devons absolument partir !

Je suis au volant, Amélie me sert de copilote, en avant. Après la Mangorewa Forest,  nous nous apprêtons à traverser le « KAIMAI Range ». 

Des virages mesquins à n’en plus finir, des travaux improbables à peine signalés, des ponts douteux enjambant des gouffres sans fonds et bien sûr les camions de bois, le tout jalonne « la piste ». La conduite est des plus stressantes, des plus éprouvantes. La fatigue accumulée au cours des derniers jours n’arrange rien et la chape grise au dessus de nos têtes qui crève par moment achève définitivement de me gâcher la route. Enfin, au bout d’une bonne heure et demi de conduite bien pénible, arrivés sur une bute, nous apercevons loin devant nous, « Hourra », les eaux du Pacifique !!!

 

Malgré les nombreux rideaux de pluies, les nuages bas et la fugacité de l’instant, le spectacle est saisissant. Vision d’infini, volcans sortant des brumes lointaines, cela me redonne du courage et nous arrivons enfin aux abords de TAURANGA.

Comme bien souvent, la signalisation est ultra mauvaise. Nous « dériverons » dans les méandres de cette fichue agglomération pendant près de trois quart d’heure.

 

 

Sortis de la ville, un nouveau décor s’offre à nous, plus de forêt, plus d’arbres fougères. Réputée pour son climat doux, la région est spécialisée dans la culture des kiwis, des citrons et autres avocats.

 


 

De chaque côté de la route sur des dizaines de kilomètres, d’immenses haies de résineux protègent des vents marins les innombrables vergers. Encore un paysage insolite ! Que de surprises nous aura réservé ce périple.

 



Remarque : Depuis, nous avons entendu aux infos qu’un orage de grêle a ravagé des plantations entières ; les propriétaires désemparés ont vu leurs heures de dure labeur explosées à coups de grêlons. Ceux-ci n'ont pas d'aide de l’Union Européenne mais comptent sur de maigres assurances.

 

Pour accéder à l’océan tant convoité, nous nous enfonçons un peu plus, aveugles, dans le labyrinthe des « orchards ».

 

 

Chapitre 2 : L’Océan

 

L’air a changé de goût, de consistance, ça sent le sel, les embruns. Il est tout proche, sa présence est palpable, mais pourtant il reste invisible. Après bien des détours, nous « parkons » enfin la voiture sur le bout du bout d’un chemin, qui mène à une plage déserte, Waihi Beach.

Le vent souffle, le ciel est apocalyptique, des mouettes et des goélands sillonnent les airs, se jouant des éléments, le début d’une tempête sans doute ! Amélie prend son temps, je suis comme aspiré par le dehors, aimanté par l’océan, vite, vite rien ne va assez vite !

Je me déchausse en hâte, quitte mes chaussettes, remonte mes bas de pantalon et gravis la dune de sable blond !

 


Là, c’est une énorme claque, comme une lame de fond, une émotion sans nom. Ça vous tire les larmes, vous bouscule, vous bouleverse au plus profond ! C’est fou, c’est bon, c’est… ! La plage semble vierge de toutes traces, au loin,  seule une ile déforme l’horizon, Mayor Isl.

 


 

Moi le morvandiau, jamais trop sortis d’mes « beûrches », j’embrasse du regard la plus grande étendue d’eau du Globe ! Moi le lilliputien, l’humble terrien ! J’ai le sentiment des aventuriers, des découvreurs, des Magellans.

Ce sentiment d’être le premier à le voir, à le sentir, à le ressentir ! J’éprouve une sensation inouïe de liberté, comme une crue, cela déborde, m’inonde. Je cris alors ma joie à plein poumons, je suis le roi du monde !

Les oiseaux sont mes amis et d’un moment à l’autre je m’attends à décoller pour m’envoler et les rejoindre. Amélie me regarde et sourit, je suis saoul!

 

A l’instant où j’écris ces lignes, je ne peux m’empêcher de me rappeler la Mini Rose,  ses yeux et sa joie quand elle quand elle voyait la « Mèe » en Bretagne ! J’imagine alors que nous sommes tous semblables devant les Océans, les petits comme les plus grands !

 



 

 

Je cours, je cours, ça y est j’y suis, j’ai les deux jambes dedans. Je suis littéralement submergé, les grondements sourds des vagues me pénètrent, le sable fin fil à toute vitesse sous mes pieds, j’en perds l’équilibre à vouloir me maintenir sur place. C’est fort, c’est trop fort.

La puissance des vagues et des courants qui les animent n’autorise pas la baignade. Trop dangereux, je ne suis pas assez bon nageur. C’est bête, j’ me s’rais bien laissé porter par ce flux magnifique, un peu, ou pourquoi pas  jusque vers l’Amérique !

 


 

Ce paysage vous transporte, vous permet de croire en vos rêves les plus fous, que tout est possible toujours.  C’est Génial !

Fini de ces rêveries, d’autres me viennent encore ! Je parcours maintenant la plage à la recherche de coquillages pour ma Mère, pour lui rapporter un petit bout de cette partie du monde et lui offrir par là, un bout de mon périple, de cette immensité, comme un nouveau voyage.

 

Une jeune mouette joue les modèles avec Amélie, le temps se gâte. Une ultime poignée de sable en guise de souvenir et nous reprenons le chemin.

 


 


Chapitre 3 : Le bout du Monde et les Coromandels


 

Amélie prend le volant, je suis « exhausted » !  Elle nous conduit tranquille jusqu’à ONEMANA, bout du monde charmant, déserté par les touristes que l’automne à définitivement chassé.

Replié sur lui-même comme pour mieux résister aux vents qui le tourmentent, c’est un village fantôme que nous découvrons. Beaucoup de maisons sont fermées, personnes dans les rues, tiens ça me rappelle un coin !

 


Il est 11h00, le petit « dej » est bien loin. Il y a sur la seule place, une petite auberge qui ressemble un peu à celle de St Nizier !

Nous nous précipitons pour y manger un morceau. Le cuisto est alcoolo, ses joues sont bouffies, son crâne est dégarni, ses yeux sont mouillés, son tablier crado. Il nous couve d’un œil inquiet, drôle d’ambiance !!! Qu’importe, sa tambouille est bien bonne. De la vraie nourriture de marin, exactement ce dont nous avions besoin.

 

Après une bonne heure de pose au chaud, nous reprenons le chemin du littoral pour profiter une dernière fois du spectacle de l’océan. Nous ferons une balade de plus d’une heure. Mais il faut repartir, la route est encore longue.

 




 

Amélie attaque la traversée des Coromandels, chaine montagneuse visible depuis Auckland. Nous n’en ferons pas le tour, trop de fatigue, trop de virages. La route est aussi pénible que celle du matin !

 


 

L’option conduite sportive sur la voiture est bien pratique. Une succession de virages, de montées abruptes et de descentes vertigineuses se suivent et se ressemblent, le tout dominé par des sommets effilés. Amélie enchaine le tout sans broncher, une véritable pilote de rallye !!!

Semblables à des dents monstrueuses, les cimes escarpées, recouvertes d’une végétation luxuriante, déchirent le ciel toujours embarrassé de gros nuages lourds.

C’est très beau, mais il est impossible de s’arrêter pour contempler le paysage, nous jurons d’y revenir un jour, si nous le pouvons.

 


 

Chapitre 4 : Firth of Thames,

la Mecque du Godwit !

 

Enfin, car heureusement dans ces cas là, tout a une fin,  la route débouche  sur une vaste plaine désolée et désolante !

Mi Bresse, mi Camargue, elle s’étend devant nous à perte de vue. Nous franchissons sur des ponts de bois usés « à la corde », deux fleuves nommés WAIHOU & PIAKO. Leurs eaux, ocres brunes, saturées de limons, vont se jeter dans une baie magnifique : Firth of Thames.

Sur cette plaine si fertile, où le sol semble si docile et profond, pas l’ombre d’un épi. Il n’y a  pas trace d’une ouvrée de culture !!! Tout cet espace est dédié à, devinez quoi ?

Au lait bien sûr, on y voit comme partout des « Barrées » noires et blanches !!!

 


 

Comme vous pouvez vous en douter,  ce ne sont pas les vaches qui nous ont attirés ici, même si leur densité est tout à fait remarquable !!! Nous qui pensions ne plus être surpris par cette constante des campagnes Kiwis !

Non, il y a dans les environs un petit bled nommé MIRANDA. Véritable chiure de mouche sur la carte de Nouvelle Zélande, c’est un des rares accès à la baie et ses vasières, le paradis des regardeurs d’ouilleaux !

 

Avec près de trente kilomètres de long pour 20 de large, ce sont des centaines et des centaines d’hectares  que la marée découvre deux fois par jour !

Ici il n’y a pas de sable. Extrêmement riches,  les fonds sont recouverts par une sorte de soupe où abonde une quantité invraisemblable de macro invertébrés et autres mollusques ! Le littorale est d’ailleurs recouvert d’une épaisse couche de coquilles vides de toutes tailles et de toutes formes, impressionnant !

 


 

Cette « patouille » nutritive, manne alimentaire perpétuelle, nourrit des milliers de limicoles (c’est des piafs, pour ceux qui ne s’en seraient pas doutés !).

C’est ici que se rassemble pour hiverner, la plupart des barges rousses, les fameux Godwits et bien d’autres espèces encore.

 


 

Nous arrivons sur les lieux avec deux bons mois de retard sur la migration, tant pis pour les barges, n’empêche que le spectacle est fascinant !

 


 

Jumelle au poing, je scrute les étendues de boues, dans lesquelles viennent se refléter comme dans miroir les montagnes des Coromendels. Je vois quelques oiseaux sympas (bécasseaux et autres véroles), mais c’est définitivement l’exploration de la « plage » qui m’amusera le plus !!!

Je vais  braconner  mes deux premiers snappers « des poiscailles vach’ment bon ».

Mais d’autres piscivores sont passés avant moi, il ne reste plus que les squelettes !!!

 


 

J’avais bien envie de les rapporter dans mes valises pour améliorer ma collection de « Trésors de la nature », mais l’idée - c’est surprenant - n’a pas séduit ma Moitié !

On passera quand même un bon moment à la recherche des reliques de l’ichtyo-faune locale. Je toucherai aussi au cadavre du dernier de la portée des dents de la mer !

 


 

Bon encore une fois il faut songer à partir. L’après midi en bien entamée quand nous prenons la route qui longe la baie jusqu’au golfe d’HAURAKI. Dernier arrêt à KAWAKAWA Bay, dernières photos de notre périple.

 


 

Sur la route, déjà apparaissent les pancartes qui nous rappellent la proximité de la ville, « MANUKAU 20 km ».

 

Un dernier arrêt benzine pour la chignole, histoire de pas raquer comme des beuznots dans les stations d’Aucklandie et en route. Comme à l’aller, c’est Amélie qui reprend le guidon, moi la ville, ça me stresse grave !!!

 

Au détour d’une bute et d’une haie, nous arrivons sans nous en rendre compte dans les faubourgs de MANUKAU City avec de l’avance sur nos prévisions.

Nous rendons la voiture, simple formalité. Nous prenons, sans attente (ce qui est très rare), le bus qui nous ramène à la maison.

Nos cinq jours de voyage s’achèvent comme ils avaient commencés, à pied. Les bras chargés de paquets, les têtes pleines des souvenirs, nous rentrons fourbus dans notre « Cheux nous ».

Opération lessive, on est encore chauds ! Rapide débriefing avec Super Shamila, grosse douche de fou sur nos courbatures et nous nous posons enfin, le couperet tombe net : nos vacances sont terminées, on peine à l’imaginer !

 

Le train train quotidien va reprendre, l’école, les marchés… Ah ! Sur l’agenda, une perspective pointe le bout de son nez, une nouvelle destination ?

 

Non l’aventure n’est pas  finie, la semaine prochaine c’est TIRITIRI MATANGI !!!

 

La suite dans le prochain billet !

 

 

Conclusions 

 

Partis le 20 avril 2009 nous avons :

parcourus plus de 1000 Km

compté des dizaines de possums écrasés

gravi les monts jusqu'à plus de 1000 m

dénombré 23 657 vaches , 215 truck blindés

vu des volcans, un geyser et un Océan

croisés de nombreux fous du volant…

 

Plein de choses inédites, des souvenirs gravés à jamais, un peu plus de confiance en moi... Merci beaucoup Amélie, car sans toi, rien de tout cela …

 

 

Voilà déja six semaines que nous vous " tenons" avec nos 5 jours de vacances, ça commence à être bien suffisant! La prochaine parution dans une semaine, notre escapade sur l'ile sanctuaire le 30 avril dernier.






 

 

Le concours

 

Réponses de l’épisode 21



 

Enigme 1 : « Où est Amélie ? »

 



Enigme 2 : Dans la série ‘jeu de mot à la con’ :

Keyser Söze est un personage issu du magnifique film The Usual Suspects (1995), écrit par Christopher McQuarrie et réalisé by Bryan Singer. Söze En hommage à cet extraordinaire acteur qu’est Kevin Spacey. Film à voir et à revoir.

 


Enigme 3 : Notre nouveau coloc s’appelle Bruce Van der Woude.

 ou Vend des Bois !!!


 Enigme 4 : M. John Key, parent d’élève de St Cuthberts et néanmoins Premier Ministre de la Nouvelle- Zélande (du parti de droite) est venu à une de nos fameuses assemblées un vendredi matin afin de remettre aux étudiantes qui avaient reçu les meilleurs résultats aux examens de l’année dernière des prix honorifiques (assortis de quelques $) et en a profité pour faire un petit discours sur l’éducation. La Principale de l’école, elle, a souligné combien les statistiques de St Cuths étaient au-dessus de celles des autres écoles du pays. Moment inoubliable, que je ne vous dépeindrai pas en détails par peur d’offusquer les lecteurs insensibles à mon style tels M. Dariosex.

 



 

 

 

Par Amélie et Olivier
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Scores

 
Scores finaux
Les heureux gagnants du pouet-pouet sont : Mum & Dad
avec 36 points

Deuxième position : Chris : 28
En troisième position : Toubib-OB1 : 21
Tous deux gagnent une magnifique casquette 'All Blacks'
from NZ made in China to wear in France

Dariosex (avec Béa) : 13
Pedro : 8,5
Rahux à la corde : 8

La Mitoze : 5

Paulin & Jajalain : 4
JC & Marie : 3,5
  Bernard et Aude: 3

Lu sur Bourgogne.com

  'Originaire du Morvan, Olivier saura vous montrer pourquoi il aime tant son Pays. Voici un jeune homme qui comme les plus âgés vous livrera ces histoires et ces anecdotes qui font le tour des bourgades, il vous comptera l’histoire des morvandiaux, il vous baladera au son de sa cornemuse ? Mais revenons plutôt à la pêche ? ! Spécialiste de la truite sur les ruisseaux du Morvan, Olivier est également un fan de la pêche des carnassiers sur les lacs. Il saura vous initier ou vous perfectionner aux techniques qui sont les plus efficaces. En sa compagnie, une journée pleine d’instants forts sympathiques vous est garantie !' et oui, c'est bien lui, le seul, l'unique. A apprendre par coeur et à lui réciter à son retour!

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