Mercredi 12 août 2009

THE "presque" END


15 juillet Tekapo lake, le mal nommé !

 


Nous arrivons tôt à Tekapo, seulement quelques kilomètres nous séparaient de notre ville fantôme. La fatigue commence sérieusement à se faire ressentir, aussi nous nous accordons un petit break dans le motel très mountain style dans lequel nous passerons notre dernière nuit.



L’après midi, je suis tellement enthousiaste à l’idée de revoir les fameux oiseaux noirs (il y a une petite population en amont du lac), que je traîne Amélie sur l’ultime gravel road de notre voyage.

 

Au final, pas de Kaki, mais une très belle scène naturaliste, un Faucon de Nouvelle Zélande (piaf qui illustre les billets de 20 dollars) au casse croûte avec un étourneau dans les serres, à moins de 10 mètres !


 


Encore des paysages à couper le souffle. Les eaux du lac sont d’un bleu turquoise d’une intensité indescriptible , elles tranchent net avec la blancheur de la neige.

Malgré l'envie d'aller plus loin, nous rebroussons chemin. La route qui mène à la plaine glacière est de plus en plus mauvaise et comme d’habitude dans cet environnement montagnard, plus on pense se rapprocher de l’objectif, plus on s’en éloigne !!!

 


Nous retrouverons sur les berges du lac notre super « Shamila », en vadrouille avec une de ses amies, venues faire de la planche à neige. Nous n’échapperons pas au petit coup d’œil de l’église du "bon berger", un autre classique des cartes postales kiwis, que vous pourez admirer sur n'importe quel autre site traitant de la NZ !!!

 

Un lac mal nommé !!!

 

Pas de Kapo à Tekapo ! Vous pensez, le lac abrite une population de truites absolument monstrueuses. Le record du monde a été battu sur ses rives, une truite arc en ciel de plus de 17 kilos, autant un ptiot couechot !!!

D’après les dires, il y aurait encore plus gros ! Les témoignages des pêcheurs qui ont trempés un bout de fil ici sont unanimes, ça mord et c’est du lourd !

 

 

 

 

16 juillet, retour en aucklandie

 

 

Nous faisons la route jusqu'à Chirstchurch sous un temps dégueux, brouillard givrant, ciel bas…

 

Comme nous arrivons un peu tôt, je persuade Amélie d’aller faire un tour du côté du lac Ellesmere, hot spot ornitho ! Bon on verra bien le lac, mais pour s’en approcher ce sera une autre paire de manche, vive kiwi map !!!


Notre carte n’est pas assez détaillée, on ne croise pas grand monde pour nous rencarder, alors pour trouver une vraie bonne place pour guetter deux bouts de piafs … Du coup, direction l’aéroport.

 

Avant de rendre la voiture, nous passerons près de deux heures dans un centre dédié aux missions NZ en Antarctique.  Passionnant, on y apprend tout un tas de choses insoupçonnées. L’attraction du centre, c’est l’hôpital pour "blue pinguin" estropiés, alors on « watche ben » les p’tiots  manchots.

 

Arrive l’heure du départ, on reprend l’avion, pour un vol fou fou fou, où les hôtesses surement fatiguées de leur semaine nous font un véritable show ! Si tout se passe très bien,  j’ai un curieux sentiment. La prochaine fois que je remonte dans un zinc, c’est pour quitter la Contrée !

 

 

 

Petit bilan

 

Dix journées d’expédition. Plus de 2500 kilomètres au compteur, soit plus de 250 bornes de moyenne par jour. Une diversité impressionnante de paysages magnifiques. Des rencontres inoubliables avec une faune très présente (lion de mer, dauphins, albatros, perroquet, échasse noire…).

 

Un vrai beau voyage en somme, qui restera pour toujours dans nos mémoires et  un billet de plus  , pour une fois d’une longueur convenable !!!

 


 




 


Remerciements

 

Merci ma Doudou aux pommes, merci d’avoir suscité en moi cette envie de voyager,

de m’avoir porté dans mes moments de doute et d’avoir partagé tous ces beaux instants à mes côtés.

Pas toujours facile de supporter un Olivier !

 

Merci à mes Parents, à ma Sœur, à ma Famille et à tous mes amis pour m’avoir soutenu et encouragé pour la réalisation de ce fabuleux projet. Merci aussi pour les mails, cordons ombilicaux tellement indispensables qui m’ont permis de garder un bout de viscère en Bourgogne.

 

Merci à toutes les autres personnes qui ont rendu possible cette aventure et qui l’ont enrichie, Dom, Shamila, Lenzy & Cie, sans oublier Jane & Colin.

 

Merci à Toutes et à Tous, chères lectrices et chères lecteurs, merci du fond du cœur, tous ces articles sont aussi les vôtres, en espérant vous avoir fait partager notre si beau  voyage,


  A bientôt, j’arrive !

 

 

Olivier

 

Par Amélie et Olivier
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Jeudi 6 août 2009

Île sud & Fête Nationale

 

 

 

13 juillet Te Anau  / Queenstown

 

 


 

Nous partons tranquilles de Te Anau, pour tout dire, on a tellement passé de bons moments qu’inconsciemment on prend le temps de faire les valises.

 

Nous nous arrêtons une première fois pour contempler une réserve le long de la route à quelques kilomètres seulement de notre point de départ. C’est beau comme tout, une lande immense où un patchwork de couleurs nous enchante, végétation rare, reptiles non moins rare (il a gelé, nous n’en verrons pas la queue d’un !). Voyez plutôt !

 


 


Nous passerons par Mossburn ou « Moose Burne » autrement dit « couille d’élan », capitale de l’élevage du cerf de NZ, finalement, élan ou cerf, tout se tient !

Ca vaut des points, c’est la désolation totale ! Une statue de cerf (dont les couleurs commencent sérieusement à passer) trône le long de la route, coincée entre le terrain de rugby et la pompe à essence, magnifique !

 


Nous progressons dans des vallées de plus en plus étroites, dominée par des montagnes de plus en plus hautes. Puis après dans un espace plus ouvert, les fameuses étendues de « red tussock » (mi jonc, mi « tolle » de foin) font leurs apparitions, c’est différent mais toujours très beau.

 


Enfin nous arrivons à Kingstown, sur les rives du lac Wakatipu. Notre objectif est l’autre Kinloch

(Voir l’épisode de Taupo), via Queenstown & Glenorchy.

 

Queenstown, c’est la capitale du ski en NZ, pour la décrire de façon succincte, c’est une station tout à fait classique, comme nous en avons tant par chez nous. Un mélange condensé d’Annecy et de la Cluzas.

 

Du skieur au large, qui en combi Hi Tech, sont comme des beuznots avec leur grosses godasses et leurs « planches à neige » sur le dos. Embouteillages, travaux, piétons têtus …bref  tout y est !

 

Décidemment, les joies de la glisse sont pour moi comme les voix du seigneur, définitivement impénétrables !

 


Enfin on passe, puis c’est le spectacle du lac qui nous enchante. Je n’ai jamais vu les lacs andins, mais j’imagine que c’est assez similaire. Soleil assassin, terres brûlées, végétation rase et ça et là, deux ou trois plantes genre cactus, c’est très dépaysant.

 


Nous passons Glenorchy, la route est de plus en plus mauvaise, aussi nous décidons de nous arrêter avant notre destination finale, tant pis pour Kinloch !

 


Comme d’habitude, la nature est magnifique. Sous le pont, la truite de d’sous le pont, un grand classique, un grand poisson aussi !!!

 


Nous déambulerons dans la queue du lac, entre les lacets de la rivière qui serpentent dans une plaine de galets, splendide, avec pour toile de fond, le « Mount Aspiring National Park ».

 

 


 


Puis c’est le retour sur la « capitale », voyage des plus tendus ! En effet, la jauge d’essence se met à clignoter sans prévenir ! Il nous reste bien 30 km avant la prochaine station et ce n’est pas du tout plat  !!!

 

Le comble, c’est que, tellement absorbés par les paysages, nous ignorons complètement depuis combien de temps le voyant clignote ! Alors comme à chaque fois dans ce genre de situation, c’est débrayage et contrôle pointu de la vitesse au frein.

La nuit tombe, nous ne sommes pas les seuls sur la route et c’est de la montagne, autant vous dire que je suis super « focus ». Je vous garantis que je dessers les fesses quand la première  « petrol station » est enfin en vue !

 

 

 

Queenstown / Twizel,


Un 14 juillet mémorable !!!


 

 

 


Les paysages changent, nous passons d’un paysage montagnard « classique » pour nous enfoncer dans  des gorges sombres et désertes. Bien venido dans l’Ouest Otago !!! Les seules êtres vivants dans les parages sont les busards, aussi abondants que les buses chez nous. Le soleil anime un jeu d’ombre très beau dans ce dédale creusé par la rivière Kawarau.

 

Nous y verrons nos premiers pieds de vignes (dont je commençais à douter de l’existence !) et au bord de la rivière sans fond verte « Petrol Han », une mine d’or désaffectée.

 


Puis c’est les rives du lac Dunstan et la montée vers Lindis Pass, le seul véritable col de notre périple.

 


La route découvre des paysages fantastiques comme cette « barre » neigeuse surréaliste.

 


Après une bourgade maudite appelée Ta Race (Tarras) ! Nous ferons la pose déjeuner à Lindis Pass où je ne résiste pas à faire une petite grimpette dans la neige pour « embrasser » un peu mieux le paysage.



Passées les dernières collines, s’ouvre devant nous une vaste plaine, c’est le fameux « Mackenzie Bassin », zone entièrement aménagée pour la production d’électricité et l’élevage du mérinos.


 

Après Omamara, je m’arrête pour prendre en photo le lit si caractéristique des rivières de la contrée, et  là, sur le pont étroit, je me fige d’un coup !

 


WêeeeK, WêeeeK, WêeeeK !!! 

Nom de dieu de nom de dieu !!!!

 

Ce sont des cris de stilt (échasse), je comprends vite que je ne suis pas sur les rives du Manukau Harbour à Ambury, mais bien dans le dernier sanctuaire d’un des oiseaux les plus rares au monde, l’échasse noire !

 


 


Mon cœur cogne, je me retourne et là, à quelques dizaines de mètres, sous le soleil blafard de l’hiver austral, se détache couleur d’ébène, la silhouette gracieuse de l’échassier tant espéré.


Chassant au hasard les petits poissons dans les flaques, il est droit devant moi le kaki de la rivière Ahuriri ! C’est mon plus beau feu d’artifice du 14 juillet, pas prêt de l’oublier !

 

Je cours prévenir Amélie qui est restée au chaud dans la voiture. Je peine à sortir les jumelles et l’appareil photo, ça ne va jamais assez vite dans ces coups de temps là !

 

Je laisse les jumelles à ma Douce et j’approche comme quand on pêche à la volante (tout doucement, plus doucement encore, le nez dans l’herbe et les yeux juste au dessus), l’oiseau plein de mystère.

 


Klic Klac Kodak, Kaki, t’es dans la boîte

& dans ma tête jusqu’à perpette !

 


Quand je reviens vers Amélie, elle me dit sans broncher, qu’il n’y a pas 1 mais 3, voir 4 oiseaux !!! C’est plus un feu d’artifice, mais un vrai défilé ! Le pont, c’est  l’Arc de triomphe, les échasses (des mâles pour la plupart), les Saint Cyriens, la rivière, les Champs Elysée !!!

 

Quel magnifique cadeau de la nature et quel morceau de chance !!!

Pour un peu je passais sans m’arrêter, à moins que ce ne soit tout simplement une intuition, allez savoir !?  En tout cas, encore Bravo &  encore merci la Nature !!!

 

 

 

 

 

 

 

La journée n’est pas finie et après un rapide passage à l’office du tourisme de Twizel, direction les rives du lac Pukaki et le Mont Cook, point culminant de la Nouvelle Zélande.

Nous faisons une petite halte au bord du lac, une espèce de coin de Colombie Britannique, ça sent le grizzly à plein nez, on a vraiment l’impression d’avoir changé de continent encore une fois !

 


Puis c’est la route dans le jour finissant, jusqu’au pied des cimes enneigées. Nous serons pris dans un flot de moutons, il fallait que cela arrive et finalement, nous assisterons au couché de soleil sur les pics qui hérissent le Mont Cook National Parc.

 

 


La journée s’achève à Twizel, le Tchernobyl de la Nouvelle Zélande. Construit au début des années 70, le village est sorti de nulle part. Conçu pour abriter près de 5300 ouvriers sans leurs familles, le bled relève plus du camp d’extermination, que du village « Pierre & Vacances ».

 

Résultat, c’est Sobibor !!!  Plus de 6 ha de baraquements genre stalag ! Les bâtisses en planches sont numérotées, les rues sont au cordeau et les corbeaux volent sur le dos !

 


Les vieux gars ont trimé là pendant plus de 18 ans à la construction du plus gros complexe hydro-électrique de NZ, qui a largement contribué à la quasi extinction de l’échasse noire !

 

(Et dire que les Kiwis clament haut et fort que leur électricité est « green » !!!)

 

Bref, aujourd’hui, tout ce beau monde a levé le camp, seul subsistent les « geôliers » !

Faut les voir pour y croire !!!

Etrange populace, où règnent des gros qui louchent et des veilles édentées ! Rouges de gueule, le nez retroussé, les oreilles décollées et les sourcils qui se touchent, il y a là d’authentique « Sheep Shagger » ! La virée à la pizzéria locale a fini d’achever le tableau. Aux murs, des photos de jakys avec des truites comak, les mêmes avec leurs chiens de course ou leurs famille pour la tombola annuelle… sans oublier les cannes à pêche au plafond, un poster de nénette à poil et bien sûr les pochards du coin qui gueulent quand à la télé apparaît un Maori !!!

 


Dans notre baraquement, le mobilier était d’époque, la moquette aussi !!! Les amateurs de sensations bizarres doivent impérativement faire un détour par là. C’est comme un voyage dans le temps, c’est tout simplement incroyable.

 

Pour compléter le tableau, on est arrivé dans une nappe de brouillard à couper au couteau : imaginez un peu !!!

 

En résumé, Twizel c’est La destination pour faire le plein d’oiseaux rares, à ne manquer sous aucun prétexte !

 

 


 A SUIVRE

Par Amélie et Olivier
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Samedi 25 juillet 2009

Tours & détours dans l’Île sud

Doubtful Sound

 

 

 


11 juillet Invercargill / Te Anau via Tewaewae Bay

 

 


 

 

Nous quittons « Inn Ve ca gueull », sous un ciel des plus menaçants, au loin, l’horizon est gris bleu & noir, et on va en plein dedans !!! 

 

Avant d’attaquer la route 99 (South Senic Road), nous faisons un dernier coucou au Pacifique Sud, sur la  plage déserte de Blue Clay Cliff.

Coincée entre le sud du Fiordland National Park et la Waiau River, c’est encore un bout du monde.  La route, qui est à plus de 100 m du front de mer est coupée, en raison des dégâts causés par la dernière tempête !!!  C’est du sauvage, ça rigole pas, je trouve ça géant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 





 

Nous passerons entre les gouttes et nous rallierons les rives de lac Manapouri sans encombre.

 Au départ, nous devions juste passer une nuit à Te Anau et faire simplement un bout de la route qui mène à Milford Sound.

 

Seulement, l’envie de faire un crochet par les Sounds (on pourrait traduire par fiords), était plus forte que tout. Aussi n’étant pas fixé sur notre destination finale, Amélie part à la recherche d’infos et de tarifs auprès des différentes compagnies qui organisent les croisières.

 

Pendant ce temps, je m’amuse avec les truites monstrueuses qui croisent le long des pontons !

Je balance des petits cailloux sur lesquels elles montent sans hésiter, pour finalement regarder la gravelle sombrer, je ne m’en lasse pas, elles non plus !

 

Amélie revient, ce sera Doubtful Sound, plus de 8 heures d’excursion avec un tarif imbattable !!! Bravo Amélie !

 

On rejoint Te Anau, où nous allons dormir dans un village de vacances, village de playmobils avec petites allées, zones à barbecue… baptisé Top Ten Holiday, tout un programme !!!

 


Comme il est encore tôt, nous décidons de faire finalement un bout de la « Milford road », où nous croisons des bus bondés ramenant à une allure folle les « milfordiens » de la journée. C’est à n’en plus douter un énorme business, Amélie a bien fait les choses, à nous les fiords sauvages dénués de touristes.

 

Milford Sound est le lieu mythique du National Park, on peut y contempler le Mitre Peak, 1692 mètres de caillasses qui plongent directe dans le fiord ! Impossible de passer à côté, il est sur toutes les brochures, tous les guides et tous les bouquins qui traitent de la Nouvelle Zélande ! C’est bien simple, on l’a tellement vu en photo qu’on a l’impression de l’avoir vu en vrai !!! Plus de 550 00 de personnes l’admirent tous les ans, en toute saison.

 

Frustré par les énormes truites aperçues l’après midi, j’improvise un simulacre halieutique !!! 

 

 

 


12 Juillet  Doubtful Sound, ou la Saint Olivier

 

 

Dicton du Jour, par ma Sœur adorée, issu d’une longue liste composée au cours de nos longues soirées d’hiver à la veillée !

 

A la saint Olivier,

            si l’envie te prend ‘d’chier,

                        et que t’as plus d’papier,

                                   t’es dans un beau merdier !!! 

Dixit MHL

 

Bon c’est du pipi caca grand format, mais moi, ça me fait bien rigoler par Toutatis !

 

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« Plein de doute » : c’est le nom qu’a donné Cook au fiord que nous allons visiter. En effet, lors de son premier voyage, il n’était pas sur de pouvoir en sortir s’il s’y engageait, du moins c’est ce qu’on a lu dans les brochures !!!

 

Nous, on n’hésite pas une seconde quand on monte dans le bus qui est venu nous chercher à la porte de notre « village en plastique », et encore moins quand on embarque avec notre guide.

 


Note sur le guide : Le Deep South, c’est loin et pendant longtemps ça l’est sans doute resté !

 

Aussi sans vouloir être ni méchant ni mauvaise langue, quand on observe les locaux, leurs dégaines, leurs tronches … on ne peut s’empêcher de penser qu’ils sont tous plus ou moins cousins !!!

 

Notre guide, parfaitement adapté aux abordages, aux manœuvres et autres déplacements sur un pont de navire, était une sorte d’hybride entre Passe Partout de fort Boyard et Steve Mac Queen !

 

Un « courte patte » avec une grosse tête, un peu comme certains bressans ou nivernais !!!

(blague de morvandiau)

 

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Les Sounds sculptent toute la côte sud ouest de l’ile sud. Ils sont tous intégrés au Fiordland National Park, créé en 1952 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette zone  s’étend sur plus 1 200 000 ha, majoritairement recouverts de forêts primitives d’un type particulier appelé « Cold Rain Forest »

 

Avec jusqu’à 7 mètres de précipitations par an dans certains endroits du parc, la forêt ressemble à une gigantesque éponge. Le moindre arbre, arbuste, est recouvert d’une épaisse couche de mousse & de lichens qui pendent de manière inquiétante, c’est absolument fantastique. Cela confère aux lieux une ambiance toute particulière que je ne suis pas prêt d’oublier.

 


Le parc, c’est aussi l’ultime refuge pour les espèces d’oiseaux endémiques, comme le Takae (voir l’article sur Tiritiri Matangi) & bien sûr le kiwi.

 

Pour accéder au fiord, nous traversons d’abord le lac Manapouri, baigné par une lumière matinale assez sombre, ambiance !!!



Avant de prendre la piste de terre qui mènera à la destination finale, nous visitons La centrale électrique de NZ. Dissimulée dans la montagne, cette prouesse technique alimente en jus l’usine d’aluminium de Bluff, amazing !!!

 

Là, nous ferons la rencontre d’un drôle de perroquet alpin, appelé Kéa. Hyper intelligent, le piaf en question a pour habitude d’éventrer les sacs des randonneurs pour y dérober la nourriture !!!

 

 

 

Passé le col, une vue splendide s’offre à nous, tout le Doubtful Sound en enfilade,

dans l’ombre du matin ! Enjoy !

 

 


Des montagnes de plus de 1500 m plongent dans des eaux inhabituellement claires.  En effet, c’est la sécheresse, 6 semaines qu’il ne pleut pas une goutte !!!

Les pluies torrentielles alimentent d’ordinaire des centaines de cascades. Elles drainent la tourbe du sol et confère normalement aux eaux des fiords cette couleur caractéristique de thé corsé !

Pas de cascades donc, mais c’est tout de même de toute beauté, c’est magistral.

 


En effet il eut été dommage de venir en NZ et passer à côté d’un tel spectacle !!!

 

La journée se passe ainsi sur le fiord, aller & retour jusqu’à la limite de la pleine mer.  Survolés de très près par les Albatros de Buller, funambules déjantés des airs, nous observerons encore une troupe d’otaries. Ces dernières, on se demande bien comment, arrivent à se hisser au sommet des rochers les plus escarpés !!!

 


Sur le retour, cerise sur le gâteau, nous serons escortés par des grands dauphins qui prendront plaisir à jouer avec les remous du bateau ! Encore un spectacle superbe. D’une aisance et d’une grâce remarquable, les dauphins nous feront passer un de nos meilleurs moments.

 


Tout simplement Inoubliable !

 

Au retour, le lac Manapouri nous offre aussi un superbe show, le soleil couchant colore tout de rose.

Nous verrons, un couché de soleil fabuleux où les montagnes flamboyantes se détacheront sur une toile d’un mauve inédit, la fin de journée est comme le reste, super génial.


 

 

 


Pour terminer, on s’accorde une escale au rad de Te Anau. Nous y viderons quelques mousses, ça devait bien s’arroser !

 

 

C’est ainsi, la plus belle saint Olivier de ma vie et pour longtemps je pense.

Bravo la Nature & merci Amélie !

 

Note annexe. Nous avons passé la journée avec 5 autres personnes, dont 3 affolés de la prise de clichés !!!

Moi qui étais fier avec mon appareil photo, j’ai pas fait le malin longtemps ! Véritables photographes de Paris Match, nos co-embarqués se sont livrés à un concours d’objectifs et d’appareil en tout genre !!! Résultat, j’étais minable, à la limite du complexe !!!

Mais bon, comme le dit si bien l’adage, rein ne sert d’en avoir un gros, ce qui compte c’est de savoir s’en servir !

 

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Par Amélie et Olivier
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Mercredi 22 juillet 2009

Tours & détours dans l’Île sud

Les  premiers jours

 

 

Au cours de nos diverses conversations avec notre entourage kiwi, beaucoup nous vantaient les beautés de l’ile sud.

On ne pouvait faire autrement que d’aimer cette autre partie du pays quand on était soi même passionné de nature et de grands espaces… Voilà en résumé le laïus qui nous a été servi de nombreuses fois et qui,  en quelques sortes, a servi d’appâts.

 

plaine à Omamara


Mais, au départ, nous ne savions pas si nous irions. En effet, le coût d’une telle escapade était assez dissuasif et la période (l’hiver australe), pas franchement la meilleure pour entreprendre un tel voyage.

 

 

D’un autre côté, la tentation était forte, faut reconnaître que c’est pas tous les quatre matins qu’on est aux antipodes. Rétrécir notre horizon pour avoir un meilleur confort ici en Aucklandie n’était pas la « voie de la sagesse » !

 

De plus Amélie, qui est une voyageuse, ressentait comme une frustration de ne pas avoir fait un peu plus de visite dans ce beau pays et pour être franc, moi un peu aussi !!!

 

Alors autant en profiter, tant pis pour les sous et en avant Guingamp !

 

Amélie allait avoir des vacances, moi j’avais fini de faire le légumier (saison morte), du coup l’idée de rester à Auckland quinze jours a rapidement évolué.

On s’est donc sérieusement penché sur le budget, on a repéré un itinéraire possible, pris des contacts, réservé des hébergements…

 

Nous voilà donc partis le 7 juillet dernier aux aurores (les vols étaient moins chèrs), destination le sud !

 

sun set à Nugget Point


Auckland Christchurch via Wellington ! Après deux petites heures de vol et quelques turbulences, on arrive donc dans la capitale de l’Île Sud. On prend possession de notre voiture de location, une caisse made in Tang, à boîte de vitesse manuelle !!!

 

Imaginez, les seules voitures conduites jusqu’à maintenant, c’étaient des tires automatiques, conduite à gauche plus changements de vitesse,  les premiers kilomètres ont été quelques peu chaotiques !!!

 

 

Comme il est plus que fastidieux de conter en détail les dix jours de voyage (j’en ai déjà écrit un bon bout), je vous propose de résumer notre road trip en images commentées, avec les étapes au fil des jours.

 

Il n’a pas été facile de choisir parmi les 1600 photographies prisent tout au long de nos 2500 km, aussi pour d’avantage d’images nous vous invitons à regarder l’album (160 pictures).


 

7 juillet : Christchurch / Portobello

 

Nous dormons le soir à côté de Dunedin (la nouvelle Edimbourg) à Portobello sur la Péninsule d’Otago.

 

Le long de la route N° 1, à gauche il y a la côte, à droite le mur blanc interminable des montagnes qui traversent l’île du nord au sud. Nous passons la plus grande partie de la journée dans la voiture.

 

sur la route de Dunedin

Paysages insolites, la plaine consacrée à l’élevage intensif des moutons est traversée par de gigantesques fleuves alpins dans lesquels remontent des saumons. On trouve dans tous les bleds un peu grands plusieurs concessionnaires de machines agricoles, CLAAS, MASSEY & John DEER se partageant le marché, impressionnant !

 

Parenthèse sur l’élevage, la pratique la plus courante consiste à faire hiverner les bêtes dehors.

Elles sont parquées dans des parcelles cultivées de betteraves fourragères, où trônent de loin en loin des balles de fourrage enrubannées. Un fil électrique est repoussé quotidiennement, au fur et à mesure que les animaux mangent.

Résultat, pas d’herbe, mais des grands champs de patouille où des centaines de  moutons, mais aussi des vaches, s’enfoncent jusqu’aux boulets. Le tout étant dominé bien souvent par des rampes d’arrosage gigantesques, je puis vous assurer qu’on est bien loin du berger et de son troupeau de carte postale, bref,  pas joli joli.

 

On arrive à la nuit dans notre cabanon grand luxe où nous dormirons deux nuits, Mac Farmer Backpacker, très bonne adresse.

 

 

8 juillet : OTAGO trip

 

 

paysage typique de l'Otago

 


Nous faisons un détour par l’Otago, région incontournable de l’ile, elle s’étire de la côte est  aux confins des alpes. Pour cette boucle, nous empruntons les routes 87 & 85 (nommée Pig root !!!)

 

 

 

NB : on pourrait appeler la 87 « Big Root » ou encore grosse racine, ou encore, la route bis  ou "Bis Root" !!!  AhHahAhAhHahAhA un peu de gauloiserie dans de pays des fruits ! Ils sont fous ces kiwis !

 


Les paysages sont magnifiques, malgré le voile de nuages bas. Près de Middelmarch, nous nous arrêtons dans une lande gigantesque parsemée d’énormes blocs de schiste érodés, c’est à perte de vue !!! Un décor du Lord of the Ring à n’en pas douter.

 

 


 

 

 

 

 


Nous poussons jusqu'à un bout du monde appelé Naseby, après Ranfurly, un avant goût du  « Désert des tartares ».  Et dire qu’il y a des mauvaises langues qui disent que le Morvan c’est paumé !!!

 

 

 

Au cours de cette journée, nous aurons fait quelques kilomètres sur des pistes de terre (gravel road) qui nous auront menés de bouts du monde en bouts du monde !!!

 

bout du monde !!!

 


En prime, une bien belle exposition de pieaux de couechots, ça change des pattes de treues clouées sur les portes de granges !!!  Otagos / Morvandiaux, même tendance Land Art !

 

piaux d'couechots & douglas !!!

 


9 juillet : Portobello / Owaka, Otago Peninsula

 

Nous partons pour Owaka, sud est de l’ile. Mais avant, nous effectuons un détour par la péninsule d’Otago. Il y a tout au bout de la presque île une colonie l’Albatros Royaux, incontournable !!!

 

extremité de la péninsule d'Otago

 


New Zealand pays du dollar, il fallait casquer pour voir les quelques rares poussins, aussi nous nous « rabattons » pour une visite plus sauvage de la péninsule.

 


Bien nous en a pris, nous atterrissons sur la plage de Sandfly Bay. Là, nous attendait un couple de lion de mer. Rencontre inoubliable avec ces merveilles de la nature, aussi jolies que dangereuses (unpredictable), les dunes aussi étaient vraiment belles, « Bravo la nature ! » 


 

 


Nous nous arrêterons à Nugget Point, hot spot pour bestioles marines en tout genre, manchots, otaries à fourrure, dauphins et poubelles volantes de toutes espèces (goélands, mouettes, albatros,  sternes et autres denrées opportunistes).

 



 

phare de Nugget point


Au bout d’une gravel road (c’est plus commun que les routes goudronnées) un phare sur un bout de cailloux battu par les vents et le spectacle fascinant du littoral et de ses hôtes. Un bout d’après midi de rêve.

 

à droite de la photo, sur la grande roche plate, toutes les protubérences sont des otaries à fourrure !!!


J’ajouterai à ma liste qq nouveaux cormorans… et le soir, à la tombée de la nuit, une petite dizaine de « yellow eyed pinguin ».

 

combien de "pinguin" sur cette photo ? neuf, la petite tache blanche en haut à gauche, yen ô aine itout !!!

 

Megadiptes antipodes de par son nom de baptême, c’est la bestiole préférée d’Amélie qui manifestement a « enjoyé » son « bird watching » !



Owaka est une petite ville perdue aux portes des Catlins, où les clients de la supérette locale posent leurs bottes à l’entrée ! Nous y passerons une bonne nuit, en compagnie d’une flaupée de français !!! Amazing !!!

 

 

10 juillet Owaka / Invercargill, traversée des Catlins,

Curio Bay & Slope Point

 


 

Nous partons de bon matin sous un ciel mitigé, ce sera la journée la moins bonne du voyage, direction, Curio Bay et sa forêt pétrifiée de 160 millions d’années !!!

 


Nous nous engageons alors dans l’épaisse forêt pluvieuse toujours sur des chemins de terre (la voiture commence a être bien dégueux). La sylve est impressionnante, il n’y a pas d’équivalent chez nous, génial !

 


La forêt fossilisée est tout aussi fascinante, toucher du bois changé en pierre, c’est pas tous les jours !

 

 

Après un saut de puce, nous voilà dans la baie de Haldane, à la recherche des dauphins d’Hector, les plus petits au monde. Pas de chance, les cétacés tant convoités n’étaient pas au rendez vous, c’est bien la seule chose qui nous aura fait faux bon !!!

 

 


Petit détour, toujours sur les mêmes pistes jusqu’au point le plus austral de l’ile sud : Slope point  bout de lande battue par les tempêtes où les arbres poussent presque à l’horizontale !!!

 

 

 

 

 

 


y avait du vent la mer penche !!!

 

lande de Slope point


L’après midi nous faisons un crochet par Bluff, un des tous premiers sites colonisés par les européens qui venaient y chasser les baleines.

 



Puis c’est Invercargill - prononcez « Inn ve cagueull » - où nous avons été transportés dans la quatrième dimension !

Pas de boissons alcoolisées dans les supers marchés, mais des Liquors shop à tous les coins de rue !!!

 

 

 

 

 

 

détroit de Foveau et Dog Island

A suivre …

Par Amélie et Olivier
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Lundi 6 juillet 2009
Bonjour chères lectrices et chers lecteurs!
afin d'apporter un petit vent de nouveauté dans nos billets, en voici un entièrement dédié à notre vie quotidienne néo-zélandaise.
Tout d'abord, la télévision, amie fidèle et incontournable de tant de nos compatriotes, professeur d'anglais et de bêtises pour nous aussi. Voilà quelques images volées au cours d'une soirée. A vous de deviner le reste...

Enigme 1 : De quelle série s'agit-il? Pouvez-vous nommer les personnages principaux ET les acteurs?
Pour les fans comme Olivier : qui interprète le générique? comment s'appelle le chef qui a quitté la série récemment?
5 points à rafler, les amis! donc 3 images, c'est cadeau!








Enigme 2 : comment s'appelle cette brave dame? à quel occasion apparaît-elle à la télé? 



Comme c'est un peu hardu, on l'avoue, on va vous aider pour son nom:
Mon premier est un oncle américain
Mon deuxième ne disent pas la vérité
Mon troisième possède
Mon quatrième est des foins anglais

Enigme 3 : Quel produit cette publicité promeut-elle?




Enigme 4 : Que se passe-t-il à chaque 'big' mercredi?


 

Enigme 5 : De quel film pourrait-il s'agir?



Et pour s'éloigner un peu de la télé, dîtes nous ce qu'Olivier a pris en photo pour l'énigme 6 :



A défaut d'inspiration, de temps (ou de haut débit), nous vous invitons, comme d'habitude, à faire preuve d'originalité et d'humour.
Voilà de quoi remettre sérieusement en cause le classement au concours, et vous faire patienter pendant nos vacances d'hiver, puisque nous vous abandonnons pendant 10 jours pour nous lancer à l'attaque du sud!
A bientôt!

Mortellement vôtre, A Michael Jackson
Par Amélie
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Scores

 
Scores finaux
Les heureux gagnants du pouet-pouet sont : Mum & Dad
avec 36 points

Deuxième position : Chris : 28
En troisième position : Toubib-OB1 : 21
Tous deux gagnent une magnifique casquette 'All Blacks'
from NZ made in China to wear in France

Dariosex (avec Béa) : 13
Pedro : 8,5
Rahux à la corde : 8

La Mitoze : 5

Paulin & Jajalain : 4
JC & Marie : 3,5
  Bernard et Aude: 3

Lu sur Bourgogne.com

  'Originaire du Morvan, Olivier saura vous montrer pourquoi il aime tant son Pays. Voici un jeune homme qui comme les plus âgés vous livrera ces histoires et ces anecdotes qui font le tour des bourgades, il vous comptera l’histoire des morvandiaux, il vous baladera au son de sa cornemuse ? Mais revenons plutôt à la pêche ? ! Spécialiste de la truite sur les ruisseaux du Morvan, Olivier est également un fan de la pêche des carnassiers sur les lacs. Il saura vous initier ou vous perfectionner aux techniques qui sont les plus efficaces. En sa compagnie, une journée pleine d’instants forts sympathiques vous est garantie !' et oui, c'est bien lui, le seul, l'unique. A apprendre par coeur et à lui réciter à son retour!

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